‹ Poesies de Marguerite-Eleonore ClotildeChapitre 133 sur 174 · Ainsi , laissant en arrière tout ce que j'aimai · texte numérisé non relu

Ainsi , laissant en arrière tout ce que j'aimai

58. Je me tratne solitaire, . . . (prbue, ou orbe, du latin orhus, priTe' de quelque chose. )

, sans appoy, desdegnant les regarts,

. la mort, entour nos paslys estendarts. 40

iiva ; le vy : moy-mesme d'hyménée

iuy fiz ourdyr la trasme fortunée :

moy n'a jouï ; n'eurent oncques humains

receut lors compaigne de mes mains.

Héloysa ! quand t'eusse donné Festre y 45

rois-je bény moment qui t'a veu naistre !

e tout me rendoyz, parents, espoulx, amys :

is chers secretz , seule tte , je t'admis ;

n'eust faict mien gars , senty qu'aimoy ta fille;

rs que s'accrust ta riante famille , 5o

ict que prenoye emprez tes enfançons , •

cuyday possible escarter les glaçons.

it quazy tous ; ainz les voy sans lyesse :

> tendre Goyon qu'eust charmé ma vieillesse,

j! leur dy soubvent; ensemble de plorer, 55

d'ung prompt trespas la graee d'implorer !

ut ce qu'aymay deslayssant en arrière , raisnant , orbue , au bout de ma carrière ; irdes lueurs de lugubres flambeaulx , s interroger que la nuict des tombeaulx. 60

a86 ^oe«tc< be dlptilU,

Vers t. (Efpandant, répandant, épanchant.) 3. (Rajrs, rayons,)

5. Lorsque , me portant sans dessein vers le haut du mont . 6 j^atteignis

FRAGHENT II.

le, hyer, espandant mon ame, sans contrainete, ^ns les champs souspiroy tant piteuse cojnplaincte , ceste heure où Phœbus , dardant plus foibles rays , x bergiers haletants promest Tombre et le frays. and, vers le hault du mont, d'ung pas involontaire, 5 lïtement j'atteigny la forest solitaire ,

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Vert 8. N'offrent même pas d'abris au yoyagenr {yojrdffa). 9 dit la renommée....

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