Ainsi , laissant en arrière tout ce que j'aimai
58. Je me tratne solitaire, . . . (prbue, ou orbe, du latin orhus, priTe' de quelque chose. )
, sans appoy, desdegnant les regarts,
. la mort, entour nos paslys estendarts. 40
iiva ; le vy : moy-mesme d'hyménée
iuy fiz ourdyr la trasme fortunée :
moy n'a jouï ; n'eurent oncques humains
receut lors compaigne de mes mains.
Héloysa ! quand t'eusse donné Festre y 45
rois-je bény moment qui t'a veu naistre !
e tout me rendoyz, parents, espoulx, amys :
is chers secretz , seule tte , je t'admis ;
n'eust faict mien gars , senty qu'aimoy ta fille;
rs que s'accrust ta riante famille , 5o
ict que prenoye emprez tes enfançons , •
cuyday possible escarter les glaçons.
it quazy tous ; ainz les voy sans lyesse :
> tendre Goyon qu'eust charmé ma vieillesse,
j! leur dy soubvent; ensemble de plorer, 55
d'ung prompt trespas la graee d'implorer !
ut ce qu'aymay deslayssant en arrière , raisnant , orbue , au bout de ma carrière ; irdes lueurs de lugubres flambeaulx , s interroger que la nuict des tombeaulx. 60
a86 ^oe«tc< be dlptilU,
Vers t. (Efpandant, répandant, épanchant.) 3. (Rajrs, rayons,)
5. Lorsque , me portant sans dessein vers le haut du mont . 6 j^atteignis
FRAGHENT II.
le, hyer, espandant mon ame, sans contrainete, ^ns les champs souspiroy tant piteuse cojnplaincte , ceste heure où Phœbus , dardant plus foibles rays , x bergiers haletants promest Tombre et le frays. and, vers le hault du mont, d'ung pas involontaire, 5 lïtement j'atteigny la forest solitaire ,
i88 "^otiiti
Vert 8. N'offrent même pas d'abris au yoyagenr {yojrdffa). 9 dit la renommée....