Pour les jeunes gens
«iz non ; sommes vieillarts pour appryzer nos paynes ; i5 Sommes enfants pour gouster le bonheur ; Yetouz glissons dessuz eom' sur Tonde glacée : Que dye? enfants que ne restons tousjours?
'ont qu'eslans inégaulx d'ugne joie insensée , Ainz nuls regrets n'empoyzonnent leurs jours. ao
eureulx que d'advenir l'homme n'ait cognoissance ; Car se lyzoit dans les décrets du sort, uel Youldroit achepter si courte jouïssance Par desplayzirs qui n'ont fin qu'à la mort?
mort!... ce nom fatal , qu'a-t-il de si terrible aS
Pour d'ung chascung soit l'éternel efifroy ?
Rien qu'àl'oyr prononcier, trémoussement horrible
Froysse le cœur du bergier et du roy...
Infortunez ! quoy donc ? s'est vostre commun terme y
Se dans ses bras vous attend le repoz, 3o
Que diffère y venir abattu , vieux , enferme >
Ou y de tout poinct, trez jeune et bien dispoz? Et cheminer enfin n'est-il plus désirable
Par ung vent fraiz y sur odorantes flours , Qu'à pas lents , mesme but actaindre , misérable , 35
Entre serpents et soubz d'aspres folours?
Oultre qu'ainsy desja moins est longue la route
Pour jouvetons, n'a que rayons de miel;
Van 63 et 64. Mais celle que j*ai Tue monrir ne paru^ piiQwli partager^ nous disons encore «l^/Nira'r); à présent (on)