‹ Poesies de Marguerite-Eleonore ClotildeChapitre 141 sur 174 · Pour les jeunes gens · texte numérisé non relu

Pour les jeunes gens

«iz non ; sommes vieillarts pour appryzer nos paynes ; i5 Sommes enfants pour gouster le bonheur ; Yetouz glissons dessuz eom' sur Tonde glacée : Que dye? enfants que ne restons tousjours?

'ont qu'eslans inégaulx d'ugne joie insensée , Ainz nuls regrets n'empoyzonnent leurs jours. ao

eureulx que d'advenir l'homme n'ait cognoissance ; Car se lyzoit dans les décrets du sort, uel Youldroit achepter si courte jouïssance Par desplayzirs qui n'ont fin qu'à la mort?

mort!... ce nom fatal , qu'a-t-il de si terrible aS

Pour d'ung chascung soit l'éternel efifroy ?

Rien qu'àl'oyr prononcier, trémoussement horrible

Froysse le cœur du bergier et du roy...

Infortunez ! quoy donc ? s'est vostre commun terme y

Se dans ses bras vous attend le repoz, 3o

Que diffère y venir abattu , vieux , enferme >

Ou y de tout poinct, trez jeune et bien dispoz? Et cheminer enfin n'est-il plus désirable

Par ung vent fraiz y sur odorantes flours , Qu'à pas lents , mesme but actaindre , misérable , 35

Entre serpents et soubz d'aspres folours?

Oultre qu'ainsy desja moins est longue la route

Pour jouvetons, n'a que rayons de miel;

Van 63 et 64. Mais celle que j*ai Tue monrir ne paru^ piiQwli partager^ nous disons encore «l^/Nira'r); à présent (on)

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