‹ Poesies de Marguerite-Eleonore ClotildeChapitre 159 sur 174 · Dont j'ai, par un nœud · texte numérisé non relu

Dont j'ai, par un nœud

be eiotitbe. 269

Clotilde ! à qui Teusses-ta donc esté y

Si tant de cœur joint à tant de beaulté ^

Si tant d'actraitz^ de vertus et de grâces

Ne t'eussent point enchaisné sur leurs traces? 65

Rayne , ah ! pardonne ; enfle du soubyentT

D'ung court printemps que ne peult revenir,

Dans ung climast, où me suibvroit l'envie ^

J'iroy traisnant ma languissante vie 1

Des noirs dragons , son chief pasle entourants 1^

J'afironteroy les souffles dévorants !

Et , sur ces flours , qu'au desclin de mon aage ,

Pour adoulcir l'horreur d'ung tel veufvage ,

Cœillist pour moy vostre royale main ,

Je la verroye espandre son venain ! . . . 7 5

Non , non ; périsse ung penser qui m'alarme !

Donnez , princesse , à mon sort ugne larme ;

Il me suffit : heureuse en mon malheur

Que partagiez le failx de ma douleur !

Rien plus me duict que de la veoir s'estendre , ^°

Et mes playzirs sont de n'en plus attendre.

Que dis-je? ung seul en soulcy m'est encor ; Mon tendre filz , ma gloire et mon thrésor , Pourtraict vivant d'ung trop malheureux père , Dont ay-je mpy, par ung nœud tout prospère, ^^

270 ^oîiUi*

Vers 86. Lié le sort.... (Eâoï^e à^ Gpyofi d^ V^gjr, rpep^^^t 4ean Sunrille , fils de Bmnger et à» Clotild^.) .

87 et 88. Puisse-t-il retourner (tomer) bientôt (brief ) sain et sauf des lieux près de celle (em^ràs cette) qu^il aime !

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