‹ Poesies de Marguerite-Eleonore ClotildeChapitre 78 sur 174 · Toi qui la première te fis entendre · texte numérisé non relu

Toi qui la première te fis entendre

'299. Je te cherche

U QlûtiliL io3

C^'ame des sens, voire les sens de Famé, 375

N'aille eompter sur ce qu'estude apprist.

Bien se pourroist que jecteroiz des lignes

Sur le papier, et que , couplant des motz ,

Cluyderoiz voyr rimer œuvres insignes...

Seroient enfants qui resteroient marmotz. ^^^

E>onc gardes bien , seulette si compozes ,

^Ju'iceulx pavotz ne pregnes pour des rozes !

Fossible , en eulx , que tes yeulx engeoleurs

Toyent Tesclat de la rayne des fleurs ;

IPossible atout que T odeur ne t'esclaire ; 286

"Tant faict Forgueil ! ainz à de mieulx flairants

faille à sentir ces jects mal odorants ;

^oyraz qu'est beau cela seul qui sait plaire

A tout chascung : ne doibz, pour ce advizer ^ue chantera cil qu'à tout desprizer 290

Mest son déduit : ne jugeroit luy-mesme; ieroit humeur, envie , ou malefoy ; 2ji cettuy-cy plus qu'en tout aultre employ 2* est le crapauld qu'ambit le diadesme.. . » l^oublieray que m'az si bien fait voir, 295

iT qui première à moy se fist entendre !

^•cfcere , hélas ! des mères la plus tendre ,

^e perdant , perdy tout mon espoir !

^uier tousjours en ce triste boscage ;

io4 "^ûtiiti

Vers 3oo. Je n^entends plus le son qui alloit...

3o3 et 3o4* Fasse le ciel au moins que ta Glotilde n'ofire di regrets qu'à ton ombre seule,

3o5. Et que de long-temps , dans ce lieu sombre , ses pleui josent d'autres C3rpr^ que ceux de ton tombeau !

be Slotilbe» io5

Plus n'oy le son qu'alloit jusqu'à mon cœur; ^o»

Progné, le jour, de nuict, le marescage

Respondent seuls au cry de ma douleur !

Ah ! veuille au moiuz le ciel y rien qu'à ton ombre

Que ta Clotilde oflPre de vains regrets !

Que de long- temps ses pleurs, en ce lieu sombre, 3o5

D'aultre que toy n'arrôzent les cyprès !

io6 ^oe«te«

BALLADE A MON ESPOUX , CtC.

'l'rau^crile par Clotilde en 1468, depuis 14^3* {IV^otede M, de SunnUe.)

lorsque , quaod il relouraoil après je mis en ses bras.

f^crs 3. .:.. naissoienl {^issoient , d'issir, mol à mot. sortir). ^ . Tous de regarder. . . .

„ ^ ^ FrémoUir est un verbe que nous ne connoissons pas : sa signification dans cet endroit est assez facile à deviner. )

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