‹ Poesies de Marguerite-Eleonore ClotildeChapitre 79 sur 174 · BALLADE · texte numérisé non relu

BALLADE

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Lors , quand tornoit emprez un an d'absence , miz en ses bras nos ire

fils enfançon.

Aux premiers jours du printemps de mon aage ,

Me pavanoy, sans craincte et sans dezir ;

Kozes et lys yssoient sur mon vizage ;

Tous de mirer, et nul de les cœillîr :*

Maiz quand Tautheur de mon premier souspir 5

Les fust livrant au plus tendre ravage,

Lors m'escriay, me sentant frémoUir :

« Faut estre deulx pour avoir du playzir ;

« Playzir ne l'est qu'autant qu'on le partage ! »

Tousjours despuys, caressant le servage i«

Que par tes yeulx l'amour m'a fait subir, Se ne te voy, me seroit affolage

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f^crs i3. D'espérer de la joie hors de ton souvenir \ 1 4 . Mais si tu reyiens ....

3o. (Il semble qu'il manque ici un mot, tel qu'oiUi^où, ai' parat^ant , pour rendre le sens complet , tel que le yoici : Or, avant u naissance de ce fils, si tu allois partant , si tu par lois de ce triste rivage, le zéphyr emp<M:toit. . . . )

23 n'ayoit pas coutume de les apaiser ( blondir, du latin hhm' ^

diri. Souloir a ici le même sens que dans Pépitaphe de La Fontaine :

Deux paru en fit , dont il soidoU passer).

35. Je me croirai enleyée entre les tiens. (Ccm^, croire j tolUr,àt toUere. )

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