‹ Poesies de Millevoye Avec une noticeChapitre 20 sur 118 · LE DÉGUISEMENT · texte numérisé non relu

LE DÉGUISEMENT

L'airain neuf fois a frappé l’heure • Loin d’une indiscrète demeure , Échappons-nous , seuls et sans bruit ; Usant d’une innocente adresse , Prends les voiles de la vieillesse Pour tromper l’œil qui nous poursuit :

Telle on voit une main fidèle Couvrir du chaume protecteur La timide et pâle fraîcheur De la tige aimable et nouvelle.

Défends à ces cheveux llottanls De trahir nos métamorphoses ,

Et que l'hiver dise au printemps De cacher ses lis et ses roses.

Hetiens le tendre empressement De ton pas qui se précipite ,

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