LIVRE PREMIER
Et j*ai vii , comme une ombre vainc.
S’évanouir mon beau printemps.
Tombe, tombe, feuille éphémère !
Couvre , hélas! ce triste chemin; Cache au désespoir de ma mère La place où je serai demain.
Mais si mon amante voilée Au détour de la sombre allée Venait pleurer quand le jour fuit , Éveille par un léger bruit Mon ombre un instant consolée. >
Il dit, s’éloigne..,., et, sans retour, La dernière feuille qui tombe A signalé son dernier jour.
Sous le chêne on creusa sa tombe...
Mais son amante ne vint pas Visiter la pierre isolée;
Et le pâtre de la vallée Troubla seul du bruit de ses pas Le sileuce du mausolée.