‹ Poesies de Millevoye Avec une noticeChapitre 6 sur 118 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

Et j*ai vii , comme une ombre vainc.

S’évanouir mon beau printemps.

Tombe, tombe, feuille éphémère !

Couvre , hélas! ce triste chemin; Cache au désespoir de ma mère La place où je serai demain.

Mais si mon amante voilée Au détour de la sombre allée Venait pleurer quand le jour fuit , Éveille par un léger bruit Mon ombre un instant consolée. >

Il dit, s’éloigne..,., et, sans retour, La dernière feuille qui tombe A signalé son dernier jour.

Sous le chêne on creusa sa tombe...

Mais son amante ne vint pas Visiter la pierre isolée;

Et le pâtre de la vallée Troubla seul du bruit de ses pas Le sileuce du mausolée.

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