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Philosophe modeste, ami sincère et tendre. Qui méritez la gloire et n'osez y prétendre,
Ariste, recevez ce Bruit de mes luisirs.
De l'étude, par vous, j'ai goûté les plaisirs :
C'est vous qui le premier, par des avis sévères,
Daignâtes corriger mes rimes trop légères;
Qui le premier du goût m'enseignâtes les tais .
Et de l'expression la noblesse et le choix.
Vos leçons m'ont formé : mes vers sont votre outrage ;
Vous ne pouvez, Ariste, en dédaigner l'hommage.
Jamais dans mes tableaux l'obscène nudité
>"e vient effaroucher la pudique beauté ;
Jamais surtout mon vers, qu'aucun fiel n'envenime,
N'immole un honnête homme au besoin d'une rinio.
Je hais le satirique et son rire moqueur :
Il brille par l'esprit, mais aux dépens du co -iir.
Oh ! si le dieu des vers, protégeant ma jeunesse .
Et me guidant lui-même aux rives du Peanesse .
Daigne un jour à mes vœux accorder ses présents, J'ornerai votre front de mes lauriers naissants. Mais si la noire envie, à nuire toujours prête, S'agite et fait siffler ses serpents sur ma tète, Si Zoïle affamé déchire mes écrits, Cherchant, pour l'oublier, vos entretiens chéris, Au sein de l'amitié touchant en paix ma lyre, Je me consolerai des traits de la satire.