ELLE ALLAIT S'EMBARQUER ENCORE
Ci^ù vas-tu, fille chérie?
Quelle nouvelle patrie Entre la terre et les cioux, Loin de mon aile qui casse OflFre à ton vol tant d'espace Qu'il te dérobe à mes yeux?
Prends garde, jeune adorée, Qui de ma vie ulcérée Otes la plus chère fleur!
Prends garde que ton courage Ne te soit dans un autre âge Payé par une douleur!
*20 • PAMILLB
Car ton courage a des armes Puissantes contre mes larmes Qui ne peuvent te parler ; Mais les larmes d'une mère Suivent d'une trace amère L'enfant qui les fait couler.
O jeune âme, ô jeune fille, Qu'attire une autre famille, Mon souvenir t'y suivra.
Elle t'offre l'abondance, L'éclat et l'indépendance, Mais l'amour y manquera.
L'amour, ce ciment des âmes, Ce pur anneau de deux flammes Qui luttent contre le vent, Loin que l'absence l'altère, Là-bas où finit la terre Rejoint la mère k l'enfant!