‹ Poésies de Sainte-BeuveChapitre 21 sur 39 · A MADAME G · texte numérisé non relu

A MADAME G

Quæque gerit si miles candida turris avcs.

martia l.

« Non, je ne suis pas gaie en mes fuites volages, Autant qu’on croirait bien, disait-elle en jouant ;

Je sens aussi ma peine, et pleurerais souvent ;

Mais c’est que dans l’esprit j’ai beaucoup de passages. »

Mot charmant qui la peint! — Oui, de légers nuages Comme en chasse en avril une haleine de vent;

Des oiseaux de passage au toit d’un vieux couvent ; Au front d’un blanc clocher , de blancs ramiers sauvages !

O jeune femme , oubli , joie , enfance et douceur , Puisse du moins la vie , ainsi qu’un dur chasseur ,

Ne pas guetter sa proie à l’ombre où tu t’abrites ,

Ne traverser que tard le chaume de tes blés ,

Et trouvant déjà haut les chantres envolés, N’ensanglanter jamais tes belles marguerites !

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[ La charmante madame G... , âgée de dix-neuf ans et demi , exigeait que je lui fisse des vers en épitaphe sur sa mort , et je lui ai fait ceux-ci qui s’appliquaient plutôt à son déparL ]

l’OCR CNE MORT, . . .

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