AU PLAISIR
Plaisir, etjnpelle céleste, enfant 4e TÉlysée, nous entrons dans ton sanctuaire avec une ardente irresse. Ton c)ianQ0 réunit ce que de frpid^ usages séparent strictement, Tous ]e8 bompies sont fr^re^ aux lieux pq p)9pept \^ aile^ riantef^,
CHŒUR
Millions d'êtres, enlacez -vpus ! Un baiser au inonde entier. Frères, au-dessus des sphères étoilées doit habiter un tendre père. Que celui qui a le bonheur de posséder un ami, que celui qui a conquis une douce femme unisse sa joie à la pôtre ! que celui qui n'a qu'une âmç à lui sur la terre vienne à nous aussi,' et que celui qui n*a jamais aimé i^'éloi^ne en pleurant de notre cercle I
c^ŒUI^•
Que tout ce qui habite le glpbe rendp Iipmmiige h la sympathie pt nous élèye jusc^u'^uii étplles où plane. Hnconnu.
Aux mamelles de la nature tous les êtres puisent
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l20 POESIES DE SCHILLER.
le plaisir, tous les bons et les méchants suivent ses traces ; il nous donne les baisers, la vigne, et ami fidèle jusqu^à la mort ; le vermisseau même connaît la volupté, et le chérubin est devant Dieu.
CHŒUR
Prosternez-vous, millions d*étres ! monde, pressens-tu ton Créateur? Cherche-le par-flessus les étoiles, c*est au-dessus des étoiles qu'il doit habiter!
Le plaisir est le mobile puissant de Téternelle nature. Le plaisir fait tourner les rouages de la grande horloge du monde ; il fait sortir les fleurs de leur germe, il fait briller le soleil au firmament et met en mouvement dans Teçpace les sphères que l'œil de Tastronome ne connaît pas.
CHŒUR
Joyeux comme le soleil qui poursuit son cours à
travers les splendides rayons du ciel ; joyeux comme
un héros qui court à la victoire, suivez, 6 frères !
suivez votre carrière.
Du miroir étincelant de la vérité, le plaisir sourit à celui qui le cherche. Il soutient le malheureux sur le sentier escarpé de la vertu. On voit flotter sa bannière sur les hauteurs rayonnantes de la foi ; à travers Touverture des sépulcres brisés on le voit apparaître dans le chœur des Anges.