SUR UN ADIEU
Vu 'en est fait, belle Iris, Le dernier de mes jours approche; Le conseil eu est pris Par vos cruels mépris , Et le triste reproche D'avoir causé ma mort par votre éloignement , Ne vous peut seulement Arrêter un moment.
Soupirs, plaintes et larmes, Inutiles et foiblcs armes Contre une insensible rigueur , Sortez à tout le moins pour soulager mon cœur.
iS8 POIÎSIES DIVERSES.
Mais Dieux! à qui dois-je me plaindre ? Devant qui dois-je soupirer?
Pour nie désespérer II faut encore se contraindre; Il faut pour votre gloire étouffer mes douleurs ; Ne craignant pas la mort, je crains votre colère, Et je cache mes pleurs Pour ne vous pas déplaire.
Importune et triste langueur, De quel espoir faut-il que je vous entretienne,
Et que faut-il, Amour, que je devienne? Douce tranquillité, qui régniez dans mon cœur,
Avant que je l'eusse connue,
Hélas! qu'étesr-vous devenue?
Hélas ! faut-il qu'à tous plaisirs Renoncent désormais mes frivoles désirs ! A cent tourmens divers mon ame est condamnée ,
Telle est ma triste destinée , Et l'asti-e malheureux qui préside à mes jours. Plus malheureux encor préside à mes amours.
SONNET