ACTE SECOND. î5i
Et qui depuis dix jours vous coûte tant de pleurs, Combattant pour sa loi, mourut comblé d'honneurs: Héritière du trône, allez régner, princesse; Allez avec Médor consoler vos douleurs; Il vous charme, et le sort vous rend libre et maîtresse.
ZORAÏDE
Presque enfant à Médor j'abandonnai mon cœur; Médor du roi mon frère eut toute la faveur; S'il suivit sa fortune. Amour mie le fit suivre : A son prince, sans doute, il n'aura pu survivre; Je cherche en vain, mes pas sont superflus : Médor n'est plus.
Quelque grandeur qui m'environne.
Ciel , tu ne peux me rien donner :
Que sert une couronne , Quand on n'a plus l'amant qu'on voudroit couronner?