‹ Poésies de SegraisChapitre 75 sur 92 · TIMANTE · texte numérisé non relu

TIMANTE

De nos bergères la plus belle.

Après avoir chanté les vers

Que j'avois faits pour elle , Remporta le prix des beaux airs , Et devant mes rivaux elle mit sur ma tête La guirlande gagnée à la dernière fête.

(Oa danse, et après le ballet Médor reprend ) MÉDOR.

C'est assez , aimables bergères ; C'est assez, aimables bergers; Reposez-vous sous ces verts orangers , Sur ces vertes fougères ,

Et recevez le prix Que Médor a promis.

Votre danse ravit ; votre belle musique Est digne d'Angélique.

ANGÉLIQTJE.

C'est trop peu de ces dons pour ces charmans concerts; C'est trop peu de ces dons pour ces talens divers. Je veux, pour célébrer cette heureuse journée. Que de tout ce que j'aime on fasse l'hyménée; Il ne faut, sur le choix, consulter que son cœur.

Je puis , par ma faveur , Egaler la Fortune et vaincre la Rigueur. Allons, Médor, allons dans mon empire; Tout est prêt pour nous y conduire : Cet anneau loin de nous écarte tous dangers. Adieu, jeunes beautés; adieu, jeunes bergers.

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