REPONSE DE M. DORAT
DE Tivoli le possesseur charmant.
Pour bien louer te légua ses finesses.
Que je les crains, les vers que tu m'adresses ! Ma vanité vient d'}' croire un moment.
Mon front ceignoit la palme du génie, Que par tes mains le goût venoit m'offrir; De tes chansons savourant l'harmonie , Je me laissois doucement pen'ertir.
Mais je reviens à ma philosophie :
J'allois rêver; tu m'apprends à jouir.
Le vrai triomphe est dans la modestie.
Et l'amour-propre eût gâté mon plaisir.
Va, nous servons sous la même bannière; Ton compagnon, ton ami, ton égal, Ainsi que toi, je marche en volontaire. Briguant tous deux, dans une aimable guerre,