‹ Poésies diverses de Desforges-Maillard;Chapitre 28 sur 83 · I. Il a été capitaine dMnfanterie, et capitaine de dragons · texte numérisé non relu

I. Il a été capitaine dMnfanterie, et capitaine de dragons

82 Desforges'Maillard.

Sans perdre rien de sa vivacité ;

Et, pour entreprendre un ouvrage, Unit au feu qui l'encourage, La prudente maturité.

Ton Parnasse élevé fiit l'éclatante marque,

Par où tu signalas ton amour pour les arts ;

Et sur ce mont, vainqueur du Temps et de la Parque

Tu sus rendre à Louis, cet illustre monarque S

Uhonneur qu'on eût dû rendre au meilleur des Césars.

Ce monument;^ suivi d'un chef-d'œuvre d'histoire. Où ta main rassembla les débris de la gloire ' Des poètes fameux que la France a produits, Apprend à l'univers que ton vaste génie.

Dans tous les sujets qu'il manie Joint le savoir profond au goût le plus exquis.

Que vois-je? Tes fertiles veilles ' Enfantent à mes yeux de nouvelles merveilles : Ta plume nous décrit les divers monuments

Dont la science est honorée,

Depuis que la terre assurée

Sur ses immenses fondements A pour base les airs, dont elle est entourée.

I. Louis XIV tient la place d'Apollon sar le Parnasse en bronze.

a. La Description du Parnasse français, ouvrage in-fol.

3. Nouvel ouvrage intitulé : Essais sur les honneurs ac' cordés aux illustres savants pendant la suite des siècles.

Dans tes écrits laborieux,

La vive flamme de ton zèle, A travers mille traits savants et curieux, S'élève, se fidt jour, noblement étincelle.

Tu veux forcer nos demi-dieux, Que leur rang, leur pouvoir, leurs biens rendent stupides,

A. prendre les héros pour guides.

Qui, de nos célèbres aïeux, Récompensoient les talents précieux :

Mais tes conseils sont inutiles, Uignorance a sur eux répandu sa noirceur ;

Ils ont, superbes imbéciles, Uor sur leurs vêtements, et du fer dans le cœur.

Combien crois-tu qu'il soit au monde

D'humains comparables à toi ?

Ton âme a recueilli l'honneur, la bonne foi, Et des autres vertus la troupe vagabonde.

Protecteur généreux, tu sers d'exemple aux grands ; L'ingénieux Lainez ^, heureux de te connoître. Autrefois éprouva tes secours obligeants :

Ta riante maison est ouverte aux savants.

Mécène, autant que tu peux l'être, £t digne de jouir des biens prodigieux Qu'à d'avares mortels ont accordés les cieux. »

I. Le poète Lainez a demeuré du temps chez M. Titon du Tillet.

84 Desforges-Maillard.

Un cœur tel que le tien, dans le siècle d'Auguste, Dans ce siâcle oQ des grands Apollon fiit chéri, Fût parvenu nns doute au sort du ËiTori Que combla de bienfaits un monarque à juste.

\*^nf!\^

TVI»

BREDERAC

Petite maison de campagne de l'auteur.

A MARCUS CURIUS DENTATUS Consul de Rome.

C'est à toi, Curius, aussi grand qu'honnête homme, Grand par Tâme et les sentiments.

Plus que par la dépense et les ameublements ;

Cest à toi, défenseur de Rome, Que, saisi de respect et d'admiration, Pour ta sobriété, ta modération.

Je dédie aujourd'hui de ma case rustique La naïve description.

De ton cœur généreux l'abstinence stoïque.

Ta sublime frugalité.

Laissèrent, en traçant de modestes limites

A l'avide cupidité.

Un exemple parfait à la postérité.

86 DesforgeS'Maillard.

Il me semble, ébloui de tes rares mérites^ Que je te vois à table avec les tiens assis,

Rejeter d'un œil de mépris L'or brillant qu'à tes pieds apportent des Samnites.

Les humbles députés, qui demeurent surpris De trouver le dieu de la guerre

Retiré sous le toit d'un champêtre taudis, Et mangeant dans un plat de terre Des raves et des salsifis.

Il est bien plus aisé d'admirer que de suivre

Un héros vertueux qui triomphe de soi;

Et comme il faut toujours quelque peu d'or pour vivre,

Jaurois en pareil cas de la peine, je croi.

Pour être tout à fait aussi sobre que toi.

Dès que le doux printemps ranime la nature.

Je quitte, gai comme un pinson, Ma natale bicoque, où le noir aquilon Fait durer plus qu'ailleurs la piquante froidure; Et je vais, enfourché sur un mince grison, Habiter en campagne- une antique maison.

Dont la rusticité traça l'architecture.

Ce petit castel, dont le nom Fourniroit à P*** le sujet d'une histoire.

S'appelle Bredérac; et sa terminaison, Gaillardement en ac, me laisse presque croire , Qu'établi par hasard dans le pays breton.

Un cadet de Grascogne eût été son patron.

Lœil découvre, approchant de ce manoir fertile, Sur un riant donjon fait d'ardoise et d'argile, Deux canons braqués, dont le bruit Ne réveilla jamais la bergère tranquille, Qui jusqu'au chant du coq profite de la nuit.

Ces instruments guerriers, dont la bouche à personne

Ne dit jamais un petit mot, Ne sont pas les enfants de l'airain qui bouillonne,

Mais la famille sage et bonne

De la cognée et du rabot.

• Je les ai pourtant vus moins propres pour Bellone Qu'au service galant de la belle Vénus; Je les ai cent fois même en sursaut entendus, Lâcher avec fracas dans les airs leurs volées ; Mais c'étoient des moineaux tendres et turbulents.

Nichés au retour du printemps.

Dans leurs cavernes reculées.

D'ailleurs si, comme on dit, le signe vaut le jeu,

Muets symboles du tonnerre, Paisibles ennemis et du fer et du feu.

Ces canons de forêt peuvent, en cas de guerre. Intimider l'Anglois sur nos côtes poussé.

S'il parvenoit à prendre terre, A travers les écueils et le sable entassé.

Muse, allons plus avant : l'ocre vermeil rehausse Et montre ^e loin mon portail.

Non pour y recevoir un superbe carrosse, l^ais la charrue et le bétail.

88 Desforges-Maillard,

Tel étoit, si Maron me l'a bien fait entendre

Dans ses vers toujours pleins et de mœurs et de sens,

Le portrait du palais d'Évandre , Que son âme égaloit aux rois les plus puissants.

L'escalier est de pierre, et la main maladroite Du maçon, dont jadis le goût défectueux

En fit la rampe trop étroite, Sans prévoir de nos jours le goût voluptueux.

Oblige les dames de ville De détacher en bas le volume inutile

De leurs paniers larges et fastueux : *

Ornement de caprice, attirail difficile.

Qui, comme les vaisseaux, frégate ou paquebot, Fait naviguer sur terre Amarante à la voile.

Jouet de l'aquilon, prête à faire capot.

Et grelottante dans sa toile.

Mais charmantes sans art, simples dans leurs Êiçons,

Indépendantes de la mode, Perrette au fin corsage, Alix aux yeux fripons, Le montent sans froisser leurs légers cotillons. Dont le contour modeste au degré s'accommode.

Cet escalier conduit du portail rubicon

Dans une claire galerie :

Suspendus par paquets l'échalote et l'oignon, La faïence et l'étain sont en toute saison Ses bustes, ses tableaux et sa tapisserie.

Pour connoître en ces lieux de chaque appartement. Et la place et l'ameublement.

Il n'est pas besoin qu'on y mette De numéro ni d'étiquette, Les désignant pompeusement Par chambre rouge, violette, Jaune, verte, jonquille; on voit en un moment Ce que c'est que mon logement

Premièrement une cuisine, Une chambre à la file, au-dessus un grenier.

Où, quand la nuit revient, la gaillarde fouine Danse le rigodon, cabriole, lutine ; Au niveau de la rue un pressoir, un cellier Où le raisin se foule, où son jus se raffine;

A côté retable confine

Aux pénates du métayer.

Où, comme dans une coquille,

A l'étroit, je ne sais comment.

Habite toute sa Êunille ,

A la persane, apparemment.

Deux lits, mon pupitre, six chaises.

Une armoire, un bahut de gothique fiiçon ;

Telle est la chambre où le garçon.

Avec le peu qu'il a, de son mieux prend ses aises, Mais sans hypothéquer la prochaine moisson.

De deux autres bons lits la cuisine est garnie,

Dont les rideaux sur le satin

N'étalent point la broderie ; Ils sont tout uniment de cadix gris de lin.

Dont la foible couleur par le temps s'est ternie,

AO Des for g es-Mail lard.

Et de bergame rase, ornement précieux , Qui tapissa chez nos aïeux La salle de cérémonie.

C'est dans ces lits délicieux Que je puis recevoir d'un cœur franc et joyeux,

Un supplément de compagnie; Et ma servante, alors complaisante et polie.

Déloge, et va coucher, traversant le chemin.

Avec la fille du voisin.

Quand la blonde Cérès, de son or salutaire Déchargeant lés guérets, et l'étalant sur l'aire. S'apprête à nous combler de ses présents nouveaux, Je m'amuse en dînant, je me distrais la vue

Par ma fenêtre défendue Des rayons du soleil au moyen des roseaux

Qu'entrelacent les verts rameaux D'un antique pommier que le zéphyr remue.

Je vois huit moissonneurs reculer, s'approcher, Leurs fléaux s'élever, retomber pêle-mêle, En cadence, en tournant, sans jamais se toucher , Le blé, se dépouillant de sa tunique frêle.

Jaillir hors de la paille et bondir comme grêle.

Je lis quelques moments Tite Live ou Rx>llîn,

Platon, Sénèque ou La Bruyère; Et change tour à tour, sur le choix incertain, Horace avec Rousseau, Virgile avec Voltaire,

De là quinze ou vingt pas me mènent au jardin , Où les parfums de la menthe et du thym Sont ma cassolette ordinaire.

Comme Taimable liberté

Et la pure simplicité Font ma philosophie et mon plus cher partage > Je n'ai jamais souffert que des arbres fruitiers

On gênât le libre branchage

Dans les liens des espaliers ; Mais, bravant comme moi le joug et l'esclavage ^

Ils suivent naturellement Le caprice divers de leur tempérament.

Cinquante gros ormeaux couronnant une haie

Sont mes bois de haute futaie.

Là le chardonneret richement émaillé^ Redit son court refrain, perché dans les feuillages. Ici le rossignol simplement habillé, Par ses doux roulements et ses tendres passages, Pendant toute la nuit tient Técho réveillé :

De son joli gosier le talent fait connoître, Que ce ne fut jamais par l'éclat de l'habit,

Qu'on dut décider de l'esprit, Ni par l'extérieur ce que chacun peut être.

Une jeune fauvette, aux accents de sa voix.

Arrive, et se posant sur un rosier sauvage.

S'efforce d'égaler l'agréable ramage

De l'amphion ailé, la merveille des bois.

C'est alors qu'écoutant leurs chansons composées.

92 Desforges'Maillard,

Leurs tons multipliés^ leurs retours, leurs accords, On s'imagineroit que de ces petits corps Les plumes, avec art toutes organisées, En divers flageolets sont métamorphosées.

Ainsi, quand le séjour où renaissent les dieux, L'Opéra, dans ses murs voit un chef-d'œuvre éclore, Le brillant Jéliot, l'éclatante le Maure

Font un combat mélodieux De cadence, de tons, que le public adore.

Mais de tous ces amusements.

Celui de voir la mer qui se calme et s'irrite, Me plaît par préférence ; et ce fut en tout temps

Ma promenade favorite.

Ma plume, sur ses bords, apprentive et sans art.

Autrefois personnifiée Sous le nom de Malcrais, qui fut muiijlée, Traça des sentiments et des vers au hasard.

Cette tendre Malcrais, dont on prôna la veine.

N'est qu'une vigne du domaine Du très humble seigneur de ce simple séjour.

Ce nom féminisé plut à sa fantaisie.

Sans penser au public, ni que sa poésie Dût s'attirer par là des partisans un jour.

Mais qu'ici la nature à mes yeux semble belle ! Que j'aime ce ruisseau, dont le cours argenté Suit, sans ambition, la pente naturelle De son rivage velouté !

Ces prés et ces vallons différents de verdure,

Font voir un mélange enchanteur, Que ne peut égaler- de toute la peinture

Le coloris imitateur :

Aussi Fun est du Créateur,

Et Fautre est de la créature.

Après avoir d'abord côtoyé quelques champs, Je passe, en m'occupant d'images agréables, A pas, tantôt prompts, tantôt lents, Du vignoble à la lande, et des herbes aux sables.

Mon œil dans le lointain confondant Tonde et Tair, Prend la mer pour le ciel, et le ciel pour la mer;

Les rochers où le soleil donne

Pour des nuages lumineux ; Les nuages obscurs pour des rochers affreux ; Puis, riant de Terreur qui me charme et m'étonne, Je distingue bientôt Tun et Tautre élément, Qu'avoit à mes regards unis Téloignement.

Neptune, sur son char dont Zéphire est le guide. Regarde en souriant les agiles vaisseaux , Qui coulent sans péril sur le marbre liquide.

Le ciel se mire dans les eaux Qui roulent sous mes yeux leurs nappes étendues ; Le volage poisson semble fendre les nues.

Et nager après les oiseaux.

O mer I ô cercueil d'Aristote I

Théâtre où règne Taquilon I

94 Desforges'Maillard.

Source occulte des eaux I labyrinthe qui Hotte ! De ton flux et reflux l'examen si profond, Que doit-il mériter à l'attracteur Newton, A Descartes rangeant maint et maint tourbillon, Que défenseur du plein son cerveau creux fagote ?

Demandez>le à Pluche *; il répond :

« Des brevets d'officiers au premier bataillon

Du régiment de la calotte.

Le tranquille plaisir de savoir admirer Est plus doux que celui de vouloir pénétrer.

La bonne foi vaut mieux que l'esprit qui radote. »

Mais le soleil sur son déclin Paroît à travers ce sapin Se diviser en mille étoiles.

Ah ! quel dommage que la nuit Jette sitôt ses sombres voiles Sur le jour qui s'évanouit !

Mais d'où viennent ces os qui roulent sur l'arène ?

Sont-ils d'un matelot ou bien d'un capitaine ? Sur ces déplorables débris La main de la Parque inhumaine

I. Ce que nous pouvons avancer, selon l'exacte vérité, et conformément au but principal de cette histoire, c'est que, malgré Âristote, à la honte des promesses de Descartes, selon tous les modernes les plus sensés, et de l'aveu de Newton même, nous ne connaissons point du tout le fond de la nature, et que la structure de chaque partie, comme de l'Univers entier, nous demeure absolument cachée, etc. Histoire du ciel, par Pluche, t. II p. 322.

N'a point gravé les noms de ceux qui sont péris :

£t les restes fameux que la gloire hautaine

Dans ses pompeux tombeaux renferme à Saint-Denis,

Précipités dans Tonde, et mêlés sur la rive,

A ces restes épars, au flot abandonnés,

£t comme eux de limon et d'algue couronnés,

N'offriroient point aux yeux de marque distinctive.

Et quels yeux à travers la funèbre couleur

De leur triste, uniforme et terrible pâleur,

Seroient assez subtils pour pouvoir reconnoitre

Ce qui du valet et du maître

Faisoit la diverse valeur?

Mais pendant que, noyé dans ces vastes pensées,

Moins agréables que sensées, Jabandonne au hasard mes sens extasiés.

Je ne m'aperçois pas que l'eau flotte à mes pieds ;

Et comme le castor sauvage, Dont le fertile instinct qu'il sait mettre en usage A l'humaine raison paroît presque toucher.

Je monte en m'attachant aux pointes d'un rocher, D'une grotte en une autre, et d'étage en étage.

Que ce soir l'horizon paroît vermeil et beau !

Les jeux divers de son pinceau Représentent dans l'air des géants, des armées. Des villages assis sur la croupe des monts.

Des rochers écroulés, des torrents vagabonds. Des châteaux démolis, des villes enflammées.

Tandis que parcourant ce spectacle divin.

p6 DesforgeS'Maillard,

Mon âme bénit et respecte L'ouvrier dont le doigt en traça le dessin ;

Je sens que mon chapeau s'humecte,

£t que de l'élément marin L'impure exhalaison dans les airs divisée, Abreuve l'atmosphère et retombe en rosée.

De peur de humer le serein, Je regagne aussitôt mon manoir à la hâte ; Le souper qui s'apprête, en montant, me saisit L'odorat, précurseur d'un avide appétit.

Je trouve ma servante Agathe, Qui tourne un chapon gras à la broche, et toujours

Sait, géomètre naturelle.

Pour le cuire en son jus, mesurer tous ses tours. « O toi de mon pourpris ministre universelle,

Lui dis-je assis vis-à-vis d'elle, Connois-tu le rapport de l'œuvre que tu fais ?

— Moi, je tourne un chapon, pour en manger après Une cuisse peut-être et quelque moitié d'aile.

— Mais aurois-tu pensé que cette bagatelle

Fût des plus merveilleux objets Le crayon, le tableau, le symbole fidèle ?

— Je ne vous entends pas. — Çà donc, écoute un peu. Ne trouverois-tu pas surprenant et risible, Qu'autour de ce chapon on fît tourner le feu ?

£t n'est-il pas mille fois plus plausible.

Qui besoin a du feu, comme on dit, le cherchant. Que ce soit le chapon qui tourne ? — Assurément ; Ce que vous me contez me paroît fort sensible,

— Savante Agathe, eh bien I le cas est tout pareil ; Le chapon c'est la terre, et le feu le soleil.

— Tu ne doutes donc pas qu'il ne fût malhonnête. Que, comme un grand nigaud, le soleil, chaque jour Tournant et retournant, s'en vînt faire sa cour

A notre chétive planète ?

— Je n'entends rien à tout cela ; Vous me poussez à bout, et je suis à quia,

— N'importe, te voilà bonne cartésienne.

— Cartésienne, moi ? Je suis bonne chrétienne.

Mais j'entends dans la cour aboyer Laridon.

Célimène et Corinne entrent avec Damon.

Soyez le bienvenu, vous dont le caractère Ignore les détours, le fard, la trahison.

Qu'on joigne à la volaille un gigot de mouton.

Allons cueillir ensemble, au bord de l'onde claire Qui serpente dans ce vallon, Une salade de cresson.

Que l'on m'apporte mon siphon.

Pour soutirer au fin la liqueur salutaire Qui depuis trois printemps repose en ce flacon; Et des chagrins surtout chassons la troupe amère.

C'est ainsi qu'écartés dans ce lieu solitaire, Où le plaisir toujours consulte la raison, Délivrés des fâcheux, des grands, du plat vulgaire. Qui décide sans goût, plein de prévention, Nous suivons la nature; et sans ambition, Vivant à peu de frais, nous faisons bonne chère.

Page 1