‹ Poésies diverses de Desforges-Maillard;Chapitre 53 sur 83 · DE LA PHILOSOPHIE · texte numérisé non relu

DE LA PHILOSOPHIE

LES Muses, qui flattoient ma jeunesse entourée Des jeux et des amours, Portent de mes malheurs aujourd'hui la livrée

Et soupirent toujours.

L'art quelquefois imite et prête à l'élégie

La voix de la douleur ; Tout est vrai dans mon style, et sa triste énergie

Peint le fond de mon cœur.

Mes revers, mes périls, doctes sœurs que j'adore.

N'ont pu vous écarter.

Heureux, je vous aimai : je vous chéris encore,

Et ne puis vous quitter.

Soulagez donc mes maux. Avec eux la vieillesse

Précipite ses pas.

Chaque âge a sa saison, mais la douleur la presse

Et ne l'embellit pas.

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