LES DÉESSES
STANCES
Somnia optantît .
Tlftls sont les réves d'un être qui désire toujourf<
Au pouvoir de plusieurs Déesdêt L'homme est asservi sans retour t Prodigues de vaines promesses , Elles deviennent ses maltressed| Et s*en emparent tour-à-tour« '
 peine sa débile eufàncê Sourit à la clarté des cieu^i U passe aux mains de Fespérance^ Qui, devant sa jeune ignorance.
Ouvre des lointains radieux.
iiQ POÉSIES DIVERSES.
Séduit par cet éclat perfide,
Il s aventure imprudemment :
La volupté lui sert de guide,
Et vient, d*un bonheur trop rapide,
Lui présenter l'enchantement.
Un instj^ t il joue avec elle ; Puis, fatigué de ses faveurs , Près de la gloire qui lappelle U va briguer , sujet fidèle , Et des lauriers et des honneurs. .
L*àgc venu, hors de la Uce Il traîne ses pas chancelants; Et, bien que le temps l'avertisse, Devant iautel de Tavarice Il incline ses cheveux blancs.
Enfin , quand les Parques sévères Pour le frapper semblent d'accord ,
POÉSIES DIVERSES. m
Il poursuit encor des chimères ; Et, rêvant des jours plus prospères , Tombe dans les bras de la Mort.
lia POÉSIES DIVERSES.