LES PROJETS* DE RETRAITE
JjLAHcn de Vei^natad «s^ \»]ks^ Mais son ame est san9 pitié.
Que me sert d'avoir près d'elle Tsmt gémr, taàtf; su|i(^lié?
Telle est sa rigueur extrême.
Que jamrâ je n obtias iiiéi»é> Un sourire d'amitié.
Aussi, des lieujf cp'eUe Imbite Je fuirai, traînant me» fers :
Oui, j'irai me rendre hermitc Aux plus sauvages déserts ; Et puisse, dans saielém^oicd^ Dieu m'éter b souvenance Des mépris (jQej'aisgiifïe^l
à:ig ROMANCKa
gar le mont qui m*a vu naître Il est un antre écarté; {.à, mon cœur saura peut-être * ~ Recouvrer sa liberté :.
Heureux si ces roches sombres Me prétoient •avec leurs ombres ,« Leur insensibilité f
Les fruits d*un arbre sauvage Seront mes seuls aliments ; Les eaux du ciel mon breuvage} Des lambeaux mes vêtements.
Confidente de ma plainte , Désormais la Vierge sainte Aura seule -mes serments^
Marie entend le murmurer Du plus foible vermisseau i Elle ordonne à la froidure D*épargnèi^ le jeqAe agneaux
Et , sans doute , dans mon ame , Elle éteindra cette flamme Qui me conduit au tombeau.
Ainsi chantoit un Trouvère, Au bord du Gave écumant.
Quand, tout-à-coup, moins sévère, Parut Blanche de Yermand.
Elle sourit au poëte...
Adieu projets de retraite !
L*hermite est encore amant.
a3o EOniKCKS.
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LE DAMOISEL ET LE l^ÉLERIN.
A L HEUBE OÙ la cloche lointaine Sonne la prière du soir, Un pèlerin , sous te vieux chêne, Près de la route vint s*asseoir.
Jeune, et levant un front timide, Il sembloit implorer le ciel.
Quand, sur un destrier rapide.
Voici venir un damoisel.
« Bon soir, vous dis, mon gentilhomme; « Daignez m'assister, s*il vous plaît, « Car de Lauzun je vais à Rome, 9 Accomplir un vœu que j'ai fait.
« Si, prenant pitié de mon âge, « Vous aidez un pauvre orphelin ,
<c Diett bénira votre voya^. »
Ainsi parla le pélerlu»
« Eh quoi ! hàwxm t'ajiroit vu nakre * « JawwHi qu'habitent mes an»Qiir« !
« Dès lor»^ 9m 9 tu dw çponottre « La d4tolaine des Sîenf-TQiuns.
« Oh ! dis-moi , que fait IsQvère ?
« Périsse le frère cruel « Qui la condaowe au motuaièi^! « Ainsi parla le dàmoisel.
N Ce frère, aux remparts de Raveane
M A suivi le due de Montfort ;
« Mais à la triste châtelaine
«i II fit annoncer votre mprt.
« Cédant alors à son étoile,
« Et victime d*un long chagrin,
« Dans Toulouse elle a pris le voile, n
Ainsi parla le pèlerin.
« Dieu ! c en est fait , et sur la terre
u Me voilà donc seul désormais l
« Pèlerin , ton récit m'éclaire;
« U fixe mon sort pour jamais.
« Prends ce coursier, prends cette lance
u Qui brilla dans maint carrons^ :
« Un cloître est ma seule espérance. » •
Ainsi parla le damoisel.
« Arrête, généreux Lodève, « Et, sans quitter ton palefroi , « À travers l'ombre qui s'élève « Un seul instant regardevmoi.
« Peux-tu méconnoitre Isovère!
« G'est-eUe que, vers ce dièmin^ « Guida son ange tutélaire. »
Ainsi parla le pèlerin.
« Quoi ! lorsque , de ma solitude , « J accourois pour finir tes maux,
HOMâNCES. 353
« Too amourçuse inquiétude
« Me cherchoit par monts et par vaux !
« O toi, qui me fus destinée,
« Laisse-moi, demain, à Faulel,
« Te jurer la foi d'hyménée «
Ainsi parlale damoisel.
Le jour suivant, dans Lauzun même, Au bruit du cor et des tambours, À rheureux jouvenceau quelle aime, S unit 1a dame des Neuf-Tours ; E^epuis, il nest, sous lombrage,
Fille de seigneur châtelain Qui ne rêve au doux mariage
De l'aventareux pèlerin.
33i B0MÂNCE3'.