‹ Poésies diversesChapitre 47 sur 57 · LES PROJETS* DE RETRAITE · texte numérisé non relu

LES PROJETS* DE RETRAITE

JjLAHcn de Vei^natad «s^ \»]ks^ Mais son ame est san9 pitié.

Que me sert d'avoir près d'elle Tsmt gémr, taàtf; su|i(^lié?

Telle est sa rigueur extrême.

Que jamrâ je n obtias iiiéi»é> Un sourire d'amitié.

Aussi, des lieujf cp'eUe Imbite Je fuirai, traînant me» fers :

Oui, j'irai me rendre hermitc Aux plus sauvages déserts ; Et puisse, dans saielém^oicd^ Dieu m'éter b souvenance Des mépris (jQej'aisgiifïe^l

à:ig ROMANCKa

gar le mont qui m*a vu naître Il est un antre écarté; {.à, mon cœur saura peut-être * ~ Recouvrer sa liberté :.

Heureux si ces roches sombres Me prétoient •avec leurs ombres ,« Leur insensibilité f

Les fruits d*un arbre sauvage Seront mes seuls aliments ; Les eaux du ciel mon breuvage} Des lambeaux mes vêtements.

Confidente de ma plainte , Désormais la Vierge sainte Aura seule -mes serments^

Marie entend le murmurer Du plus foible vermisseau i Elle ordonne à la froidure D*épargnèi^ le jeqAe agneaux

Et , sans doute , dans mon ame , Elle éteindra cette flamme Qui me conduit au tombeau.

Ainsi chantoit un Trouvère, Au bord du Gave écumant.

Quand, tout-à-coup, moins sévère, Parut Blanche de Yermand.

Elle sourit au poëte...

Adieu projets de retraite !

L*hermite est encore amant.

a3o EOniKCKS.

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LE DAMOISEL ET LE l^ÉLERIN.

A L HEUBE OÙ la cloche lointaine Sonne la prière du soir, Un pèlerin , sous te vieux chêne, Près de la route vint s*asseoir.

Jeune, et levant un front timide, Il sembloit implorer le ciel.

Quand, sur un destrier rapide.

Voici venir un damoisel.

« Bon soir, vous dis, mon gentilhomme; « Daignez m'assister, s*il vous plaît, « Car de Lauzun je vais à Rome, 9 Accomplir un vœu que j'ai fait.

« Si, prenant pitié de mon âge, « Vous aidez un pauvre orphelin ,

<c Diett bénira votre voya^. »

Ainsi parla le pélerlu»

« Eh quoi ! hàwxm t'ajiroit vu nakre * « JawwHi qu'habitent mes an»Qiir« !

« Dès lor»^ 9m 9 tu dw çponottre « La d4tolaine des Sîenf-TQiuns.

« Oh ! dis-moi , que fait IsQvère ?

« Périsse le frère cruel « Qui la condaowe au motuaièi^! « Ainsi parla le dàmoisel.

N Ce frère, aux remparts de Raveane

M A suivi le due de Montfort ;

« Mais à la triste châtelaine

«i II fit annoncer votre mprt.

« Cédant alors à son étoile,

« Et victime d*un long chagrin,

« Dans Toulouse elle a pris le voile, n

Ainsi parla le pèlerin.

« Dieu ! c en est fait , et sur la terre

u Me voilà donc seul désormais l

« Pèlerin , ton récit m'éclaire;

« U fixe mon sort pour jamais.

« Prends ce coursier, prends cette lance

u Qui brilla dans maint carrons^ :

« Un cloître est ma seule espérance. » •

Ainsi parla le damoisel.

« Arrête, généreux Lodève, « Et, sans quitter ton palefroi , « À travers l'ombre qui s'élève « Un seul instant regardevmoi.

« Peux-tu méconnoitre Isovère!

« G'est-eUe que, vers ce dièmin^ « Guida son ange tutélaire. »

Ainsi parla le pèlerin.

« Quoi ! lorsque , de ma solitude , « J accourois pour finir tes maux,

HOMâNCES. 353

« Too amourçuse inquiétude

« Me cherchoit par monts et par vaux !

« O toi, qui me fus destinée,

« Laisse-moi, demain, à Faulel,

« Te jurer la foi d'hyménée «

Ainsi parlale damoisel.

Le jour suivant, dans Lauzun même, Au bruit du cor et des tambours, À rheureux jouvenceau quelle aime, S unit 1a dame des Neuf-Tours ; E^epuis, il nest, sous lombrage,

Fille de seigneur châtelain Qui ne rêve au doux mariage

De l'aventareux pèlerin.

33i B0MÂNCE3'.

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