SCÈNE IV
MOÏSE, NADAB, MARIE , peuple et soldats.
MARIE
Du Très-Haut, pour Nadab , implorons la clémence.
NADAB , dans la stupeur.
Mon songe disparoît dans un abîme immense.
Ta malédiction , Aaron infortuné ,
Comme un manteau brûlant couvre ton premier né.
Tu ne m'entendras plus te parler, te sourire-,
Tu ne me verras plus chaque matin te dire :
« Viens , mon père , au soleil réchauffer tes vieux ans :
« "Viens prier l'Éternel et bénir tes enfants. »
(Il fait quelques pas sur le tlie'âtre.)
Mais par quel corps sanglant est ma marche heurtée?
Aux corbeaux du désert une femme jetée....
Noirs vaut(tiir£ attachés à ce sein éclatant ,
Je demande ma part du festin palpitant.
Tu ne peux plus du moins repousser ma tendresse,
Arzane^ dans mes bras je te tiens, je te presse,