‹ Poésies diversesChapitre 101 sur 108 · ACTE V. SCENE IV. 3iî · texte numérisé non relu

ACTE V. SCENE IV. 3iî

Nous aurons au soleil montré dans un seul jour Des prodiges nouveaux et de haine et d'amour. Jéhovah ! puisqu'Arzane à ma flamme est ravie , Je te rends tes présents , je renonce à la vie : Pour aller aux enfers m'unir à la beauté , Je cours t'offrir l'encens que respire Astarthé.

(Il fuit.) MOÏSE , aux lévites.

Suivez-le , gardez-le de sa propre misère.

Ne verse point sur lui , Seigneur, dans ta colère,

Les feux dont Séboim jadis fut consumé ,

Et que de ton courroux le trésor soit fermé !

(Les le'vites suivent Nadab. Moïse parlant à Marie.)

Vous . femme forte et sage , à la vertu nourrie , Soignez l'âme d'Aaron d'un coup affreux meurtrie : Par mes ordres secrets Benjamin et Caleb Ont arrêté mon frère à la source d'Oreb.

(Marie sort; le ciel commence à se couvrir; on entend un coup de tonnerre. Moïse, après avoir regarde' le ciel et la montagne, dit :

Quel présage effrayant ! Dieu vient : à sa présence , La mer a fui -, la terre attend dans le silence 5 Et les cieux , dont il fait trembler l'immensité , S'abaissent .sous les pas de son éternité.

342 moïse.

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