‹ Poésies diversesChapitre 102 sur 108 · LES PRÉCÉDENTS , UN LEVITE · texte numérisé non relu

LES PRÉCÉDENTS , UN LEVITE

LE LÉVITE

Par la fureur du peuple xirzane lapidée Est rendue aux dénions qui l'avoient obsédée. Mais Nadab l'a suivie : en proie au désespoir. Chargeant de feux impurs un impur encensoir, Il souilloit l'holocauste , alors que sur ia poudre Il est tombé soudain.

MOÏSE

Qui l'a frappé?

LE LÉVITE

La foudre.

MOÏSE

O justice incréée , arbitre souverain ,

Je n'ai donc plus l'espoir de désarmer ta main :

(Au peuple.)

Oui ! vous serez punis : il faudra que l'épée Cherche encor parmi vous la victime échappée. Vous mourrez au désert , et vos jeunes enfants Dans Jéricho sans vous entreront triomphants. Caleb et Josué , sauvés par le Dieu juste , Seuls du sacré Jourdain passeront l'onde auguste.

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