AARON,DATHAN
AARON , appelant Nadab , qui s'éloigne et disparott sous le» palmiers.
Nadab !.... Il n'entend point! Dans sa mélancolie Son âme est à présent toujours ensevelie. O mon cher fils ! reçois mes bénédictions : Tes maux doublent le poids de mes afflictions ; Mes jours ont été courts et mauvais sur la terre , Et n'ont point égalé ceux d'Isaac mon père. Nadab , que l'Éternel prenne pitié de toi î
DATHAN
Sur le sort des Hébreux , Aaron , éclairez-moi. Par Moïse envoyé vers le Madianite , Depuis trois mois sorti du camp israélite , Je trouve à mon retour le peuple menaçant , L'Iduméen détruit et le Prophète absent -, J'ignore également nos maux et notre gloire ; Daignerez-Yous, Aaron, m'en raconter l'histoire?
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AARON
Dalhan , cher compagnon que regrettoit mon fils , Quand Israël , fuyant les princes de Memphis , Eut franchi de la mer les ondes divisées , Nos tribus par le ciel toujours favorisées , En suivant du désert le merveilleux chemin , Non loin du Sinai s'arrêtèrent enfin.
Ce fut là qu'Amalec , à sa haine fidèle , Nous chercha pour vider son antique querelle, ïh-émar régnoit idors sur ce. peuple nombreux ; Il vint à Raphidim attaquer les Hébreux. Aux autels d'Adonis son épouse attachée , Méprisant du fuseau la gloire humble et cachée , Arzane , dans l'orgueil de toute sa beauté , Presse , anime Thémar, et marche à son côté: De sa main au vainqueur une palme est promise. La trompette a sonné 5 les traits sifilent : Moïse , Sur un mont à l'écart , debout , les bras levés , Prioit le Dieu par qui les Ilots sont soulevés. Ses redoutables bras étendus sur nos têtes , Paroissoient dans le ciel assembler les tempêtes; Quand il les abaissoit , de fatigue vaincu , Amalec triomphoit d'Israël abattu ; Mais quand ses bras au ciel reportoient sa prière ,