ACTE III, SCENE I
Toi seul subsisteras parmi tous ces débris ; Les ruines du temps t'offriront des abris ; En te voyant toujours, les races étonnées Iront se racontant tes longues destinées , Et se montrant du doigt ce peuple paternel Que Moïse marqua du sceau de l'Éternel !
Mais , Jacob , pour monter où le Seigneur t'appelle , Il faut à ses desseins n'être jamais rebelle : Sous le courroux du ciel tu pourrois succomber , Et la foudre est sur toi toujours prête à tomber. Prions pour ton salut tandis que tu sommeilles.
(Il se lève et étend ses bras vers le ciel.)
Dieu de paix!....
( On entend des sons lointains de musique , et des bruits de danses.)
Mais quel son vient frapper mes oreilles ? Ce n'est point là le cri du belliqueux soldat Qui chante Sabaoth en courant au combat. Je reconnois l'accent d'une race coupable. Quel noir pressentiment et me trouble et m'accable Aaron sous ces palmiers est bien lent à venir. Fidèle Josué, qui te peut retenir?
Laissons à ce tombeau ces Tables tutélaires. Marchons. . . . Qui vient ici ?
2TS moïse.