NADAB , MOÏSE
NADAB , sans voir Moïse , qui reste appuyé' sur le tombeau de Joseph.
Ces lieux sont solitaires.
Elle est rentrée au camp Oui , j'aurai trop tardé.
Le retour de Moïse est un bruit hasardé , D'un Arabe menteur la nouvelle incertaine.
(Il avance au bord de la scène, et demeure quelque temps en silence. )
Que mon sein oppressé se soulève avec peine ! Que cet air est brûlant ! Pour achever son tour, La nuit semble emprunter le char ardent du jour. Image de mon cœur , cette arène embrasée Reçoit en vain du ciel la bénigne rosée.
( Autre silence.)
Ici de la beauté j'entendis les accents.
Sur sa trace de feu qu'on répande l'encens !
Qu'on l'adore!... Où m'emporte une imprudente ivresse?
On n'a point jusqu'ici couronné ma tendresse :