‹ Poésies diversesChapitre 80 sur 108 · LES VIEILLARDS · texte numérisé non relu

LES VIEILLARDS

AARON

Arrachons Nadab à son indigne flamme.

Je l'ai fait appeler pour attendrir son âme -, Sans doute il va venir, il m'obéit encor.

( A Moïse. )

Prôtez-moi de vos vœux le fraternel accord 5 Brisez de Jéhovah la flèche dévorante , Éteignez le courroux dans sa droite fumante. Vous avez comme moi de chers et doux liens j Pensez à vos enfants , vous prîrez pour les miens.

MOÏSE

Il reste au Tout-Puissant une tribu fidèle ,

Je vais m'y reunir ♦, je marche où Dieu m'appelle.

AARON

Prophète, que Nadab ne çoit pas condamné! Si mon fils est coupable , il est infortuné.

MOÏSE

\ ous allez voir Nadab 5 eh bien , qu'il se repentr ^ Que du chemin du crime il remonte la pente. Ce qu'il dénie au Ciel , tâchez de l'obteni" .

303 moïse.

J'attendrai vos succès pour régler l'avenir. Adieu. Lévites saints , je vous porte ces Tables , Que souiileroient'ici des hommes détestables.

(Il prend les Tables de la loi au tombeau de Joseph et s'cioiçiip suivi du lévite.)

DATHAN, aux vieillards.

Et nous , sans redouter sa menace et ses cris , De l'union d'Arzane acceptons le haut prix.

(U sort avec les chefs et les TÎeillards.)

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