‹ Poésies diversesChapitre 15 sur 47 · A MONSIEUR SARRAZIN · texte numérisé non relu

A MONSIEUR SARRAZIN

Sarazin, Mon voisin, Cher ami, Qu'à demi Je ne vois, Dont ma foi J'ai dépit Un petit, N'es-tu pas Phalaris ?

Barrabas ?

Busiris ?

Ganelon Le félon ?

De savoir Mon manoir Peu distant, Et pourtant De ne pas De ton pas, Ou de ceux De tes deux Chevaux gris, Mal nourris Y venir Réjouir Par tes dits Ebaudits, Un pauvret

Très-maigret, Au col tors, Dont le corps Tout tortu, Tout bossu, Surané, Décharné, Est réduit Jour et nuit, A souffrir, Sans guérir, Des tourments Véhéments.

Si Dieu veut, Qui tout peut, Dès demain Mal S. Main, Sur ta peau Bien et beau, S'étendra, Et fera Tout ton cuir Convertir En farcin, Lors mal sain Et pourri, Bien marri Tu seras, Et verras Si j'ai tort D'être fort En émoi Contre toi ; Mais pourtant Repentant, Si tu viens Et te tiens Un moment Seulement

22 SCAREON

Avec nous, Mon couroux Finira, Et caetera.

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