TOMBEAU
Qui cherche, parcourant le solitaire bond Tantôt extérieur de notre vagabond — Verlaine ? Il est caché parmi l'herbe, Verlaine
A ne surprendre que naïvement d'accord La lèvre sans y boire ou tarir son haleine Un peu profond ruisseau calomnié la mort.
Le silence déjà funèbre d'une moire Dispose plus qu'un pli seul sur le mobilier Que doit un tassement du principal pilier Précipiter avec le manque de mémoire.
Notre si vieil ébat triomphal du grimoire, Hiéroglyphes dont s'exalte le millier A propager de l'aile un frisson familier ! Enfouissez-le moi plutôt dans une armoire.
Du souriant fracas originel haï
Entre elles de clartés maîtresses a jailli
Jusque vers un parvis né pour leur simulacre,
Trompettes tout haut d'or pâmé sur les véhns, Le dieu Richard Wagner irradiant un sacre Mal tu par Tencre même en sanglots sibyllins.
Toute Aurore même gourde A crisper un poing obscur Contre des clairons d'azur Embouchés par cette sourde
A le pâtre avec la gourde Jointe au bâton frappant dur Le long de son pas futur Tant que la source ample sourde
Par avance ainsi tu vis O solitaire Puvis De Chavannes
jamais seul
De conduire le temps boire A la nymphe sans linceul Que lui découvre ta Gloire.
Toute Tâme résumée Quand lente nous l'expirons Dans plusieurs ronds de fumée Abolis en autres ronds
Atteste quelque cigare Brûlant savamment pour peu Que la cendre se sépare De son clair baiser de feu
TOUTE l'Âme résumée 143
Ainsi le chœur des romances A ta lèvre vole-t-il Exclus-en si tu commences Le réel parce que vil
Le sens trop précis rature Ta vague littérature
Au seul souci de voyager
Outre une Inde splendide et trouble
— Ce salut soit le messager
Du temps, cap que ta poupe double
Comme sur quelque vergue bas Plongeante avec la caravelle Ecumait toujours en ébats Un oiseau d'annonce nouvelle