‹ Poésies, Éd. complète, contenant plusieurs poèmes inéditsChapitre 48 sur 59 · TOMBEAU · texte numérisé non relu

TOMBEAU

Qui cherche, parcourant le solitaire bond Tantôt extérieur de notre vagabond — Verlaine ? Il est caché parmi l'herbe, Verlaine

A ne surprendre que naïvement d'accord La lèvre sans y boire ou tarir son haleine Un peu profond ruisseau calomnié la mort.

Le silence déjà funèbre d'une moire Dispose plus qu'un pli seul sur le mobilier Que doit un tassement du principal pilier Précipiter avec le manque de mémoire.

Notre si vieil ébat triomphal du grimoire, Hiéroglyphes dont s'exalte le millier A propager de l'aile un frisson familier ! Enfouissez-le moi plutôt dans une armoire.

Du souriant fracas originel haï

Entre elles de clartés maîtresses a jailli

Jusque vers un parvis né pour leur simulacre,

Trompettes tout haut d'or pâmé sur les véhns, Le dieu Richard Wagner irradiant un sacre Mal tu par Tencre même en sanglots sibyllins.

Toute Aurore même gourde A crisper un poing obscur Contre des clairons d'azur Embouchés par cette sourde

A le pâtre avec la gourde Jointe au bâton frappant dur Le long de son pas futur Tant que la source ample sourde

Par avance ainsi tu vis O solitaire Puvis De Chavannes

jamais seul

De conduire le temps boire A la nymphe sans linceul Que lui découvre ta Gloire.

Toute Tâme résumée Quand lente nous l'expirons Dans plusieurs ronds de fumée Abolis en autres ronds

Atteste quelque cigare Brûlant savamment pour peu Que la cendre se sépare De son clair baiser de feu

TOUTE l'Âme résumée 143

Ainsi le chœur des romances A ta lèvre vole-t-il Exclus-en si tu commences Le réel parce que vil

Le sens trop précis rature Ta vague littérature

Au seul souci de voyager

Outre une Inde splendide et trouble

— Ce salut soit le messager

Du temps, cap que ta poupe double

Comme sur quelque vergue bas Plongeante avec la caravelle Ecumait toujours en ébats Un oiseau d'annonce nouvelle

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