‹ Poésies éditées (volume 2)Chapitre 105 sur 160 · BALLADES, CII, 9 — CI · texte numérisé non relu

BALLADES, CII, 9 — CI

A veu nouvellement, a Tours,

De Vaillant l’obligacion

Entiere de bien vraye sorte, | Dont en faït la relacion, 10 Ainsi que ce vidimus porte.

À double queue, par patentes, En cire vert, pour dire voir,.

S’oblige, soubzmectant ses rentes, Cuer, corps et biens, sans decevoir, 15 Dessoubz le seeau d’autruy vouloir, Pour recouvrer Joyeux Secours, Qu'il a desservy par mains jours; Faisant ratiffication, Ledit notaire le rapporte 20 Par sa certiffication, | Ainsi que ce vidimus porte.

Et deust il mettre tout en ventes,

Des biens qu’il pourra recevoir Veult paier ses debtes contentes, | 2$ Tant qu’on pourra apparcevoir

+ Qu'il fera trop plus que povoir, Combien qu’ait eu d’estranges touts Qui lui sont venuz a rebours ; En soit faicte informacion, 30 Car a Leaulté se conforte [p. 129] Qu’en fera la probacion, | Ainsi que ce vidimus porte.

Pour plus abreviacion,

De l’an et jour je me deporte, 35 Charles d'Orléans 11

CHARLES D'ORLÉANS

On en voit declairacion, Ainsi que ce vidimus porte.

CII b

Intendit de la dite obligation par Me ]. Caillau.

nlendit. Le nommé Vaillant Qui fait ceste obligacion,

Vous resigne tout son vaillant, Par simple resiynacion ; Ne ne fait supplicacion De guerredon, pour mieulx valoir Fors tout a vostre oppinion, . Soubz le seeau de v'ostre vouloir.

Lequel, d’estoc et de taillant, Endure maïnte passion D'Amours, qui le vont assaillant ; Mais soubz dissimulacion Porte sa tribulacion,

Faisant semblant de non doloir, Actendant doulce pension, Soubz le seeau de vostre vouloir.

Pour ce, ne doit estre faillant À la remuneracion, Car, s’il y estoit deffaillant, Ce seroit sa perdicion.

EE, par Dieu, si bon champion Ne devez mectre a nonchaloir ; Si faictes qu’ait provision, Soubz le seel de vostre vouloir.

ep nn ms rm -— AMI

BALLADES, CILI* 36 — CIV, 21 163

J ’en parle par compacion, 25.

Mais grant bien lui devez vouloir, Puis que met son entencion Soubz le seeau de vostre vouloir.

Par le duc d'Orliens. [p.233

oN regime sanitatis Pro vobis, neuf en mariage; Ne de vouloirs effrenatis Abusez nimis en mesnage ; Sagaciter menez l'ouvrage, s Ainsi fait homo sapiens, Testibus les phisiciens.

Premierement, caveatis De coitu trop a oultrage; Car, se souvent hoc agatis, 10 Conjunx le vouldra par usage Chalenger, velud heritaige, Auterit quasi hors du sens, Testibus les phisiciens.

Ouitre plus, non faciatis 1j Ut Philomena ou boucaige, Se voz amours habeatis, Qui siffle carens de courage Cantendi, mais monstrés visage Joyeux et sitis paciens, 20 Testibus les phisiciens.

CHARLES D'ORLÉANS

Prince, miscui en potage Latinum et françois langage, Docens loiaulx advisemens,

Testibus les phisiciens. 2; CIVa {Fradet)

u regime quod dedistis [. 234]

Cognoscens que tressagement Me, Monseisneur, docuistis, Je vous remercie humblement ; Mais d’ainsi faire seurement Nunquam uxor concordabit :

Hoc mains debas generabit.

LA

Je ne scay St biennovistis L’'infinie peine et torment In quibus me posuistis, 10 Se je croy vostre enseignement.

Cur tant congnoys s’aucunement Fais du sourt quando temptabit, Hoc maïns debas generabit.

Je voy trop bien quod dixistis | 15 Se qu'on doit dire bonnement Et qu'aussime avertistis De ma santé entierement ; Mais, quant je feray autrement, Le fait d'autres recordabit : 20 Hoc mains debas generabit.

P rince, selon mon sentement, [Il fault s'acquiter leaument, Quia qui non labourabit Hoc mains debas generabit. 25

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