‹ Poésies éditées (volume 2)Chapitre 15 sur 160 · ÉTUDE DES MANUSCRITS (M) XVII · texte numérisé non relu

ÉTUDE DES MANUSCRITS (M) XVII

tures différentes se succèdent et le manuscrit de Carpentras prend en quelque sorte la forme d’un journal poétique. Nous reviendrons sur cette partie qui a été très vraisemblablement transcrite après 1456. Le manuscrit de Carpentras présente encore une autre utilité. Certaines de ses transcriptions ont été exécutées avant des corrections et des grattages faits sur le ms. fr. 25458. Si nous examinons par exemple la ballade « Bon regime santtatis », nous pouvons constater dans le ms. de Carpentras (fol. $3 v°)un premier état de cette pièce, retouchée plus tard par le duc, et dont la farcissure macaronique a été complétée sur son propre manuscrit. Dans ce second état, le nom de Fradet a disparu de l’envoi et, sans la transcription du ms. de Carpentras, nous ne saurions pas qu’il s’agit, dans cette ballade, de l’ami Fradet et de son mariage. |

C’est dans la dernière partie du ms., du fol. 63 au fol. 76, que nous rencontrons les renseignements les plus intéressants pour nous. Non seulement les pièces se succèdent, transcrites par toutes sortes de mains, mais on y trouve un mélange de tous les genres, ballades, rondeaux et complaintes. Puisqu’il en est ainsi, et que nous avons vu les scribes de Marie de Clèves travailler si mécaniquement sur le ms. fr.25458, il faut croire que cette partie nous présente une mise au courant de son propre recueil. Les scribes de Marie de Clèves ont recherché dans le manuscrit de son époux les poésies les plus récentes pour compléter le livre de la duchesse. Et nous avons la preuve que les pièces qui ont trouvé place dans ce fatras sont bien celles de la dernière manière du duc d'Orléans. C’est dans cette partie que nous verrons le comte de Clermont porter le titre de Bourbon, que nous trouverons l’unique pièce dite du « concours de

- Blois » par Jean Caillau. C’est donc seulement après 1456 que cette

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