‹ Poésies éditées (volume 2)Chapitre 67 sur 160 · ALIX · texte numérisé non relu

ALIX

’AY mis en escript mes souhais

Ou plus parfont de mon penser ;

Et combien, quant je les ay fais, Que peu me peuent proufiter, Je ne les vouldroie donner

Pour nul or qu’on me sceust offrir,

* En esperant, qu’au par aler, De mille l'un puist avenir.

Par la-foy de mon corps! jamais Mon cueur ne se peut d’eulx lasser ;

Car si richement sont pourtrais

AY

Que souvent les vient regarder

Et s’i esbat pour temps passer,

En disant par ardant desir :

Dieu doint que, pour me conforter, De mille l’un puist avenir!

C’est merveille, quant.je me tais, Que j'oy mon cueur ainsi parler ; Et tient avec Amour ses plais, Que tousjours veult acompaignier ; Car il dit que des biens d’amer Cent mille lui veult departir ; Plus ne quier, mais que, sans tarder, De mille l’un puist avenir.

Vueilliez a mon cueur accorder, Sans par parolles le mener, Amour, que, par vostre plaisir, Des biens que lui voulez donner De mille l’un puist avenir.

ar le commandement d’Amours Et de la plus belle de France,

J'enforcis mon chastel tousjours Appellé Joyeuse Plaisance, Assis sur roche d’Esperance ; Avitaillié ay de Confort:

Contre Dangier et sa puissance Je le tendray jusqu’a la mor1.

- RE Re. 0 mm den = ou mule. ne

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