‹ Poésies éditéesChapitre 50 sur 183 · RONDEAUX, CXLVI, I — CXLIX · texte numérisé non relu

RONDEAUX, CXLVI, I — CXLIX

Aidiez chascun en votre endroit :

Helas ! [et qui ne l’aymeroit?]

IEU vous envoye pascience,

Gentil conte Cleremondois,

Vous congnoissiez, a ceste fois, | Qu’est d’amoureuse penitance.

Puis qu’estes hors de la presance .De celle que bien je congnois, Dieu vous [envoye pascience, Gentil conte Cleremondois.]

Vouer vous povez aliance A la riche, comme je croys; .Ne vous trouverez de ce mois, Las ! trop estes loing d’alegence ; Dieu vous [envoye pascience.]

AUVES toutes bonnes raisons,

Mieulx vault mentir pour paix avoir

Qu’estre batu pour dire voir; Pour ce, mon cuer, ainsi faisons.

Riens ne perdons, se nous taisons Et se jouons au plus savoir; - Sauves [toutes bonnes raisons, Mieulx vault mentir pour paix avoir.]

CHARLES D'ORLÉAN

Parler boute feu en maisons Et destruit paix, ce riche avoir :

On aprent a taire et a veoir, Selon les temps et les saisons, Sauves [toutes bonnes raisons.]

L souffist bien que je le sache, Sans en enquerir plus avant; Car se tout aloye disant,

On vous pourroit bien dire : actache.

Nul de la langue ne m'arrache Ce qu'en mon cuer je voys pensant ; Il souffist [bien que je le sache, Sans en enquerir plus avant.]

Ainsi qu’en blanc pert noire tache,

Vostre fait est si apparant

Que m'y treuve trop cognoissant ; Qui est descouvert, mal se cache :

Il soufhst [bien que je le sache.]

ENSE de toy Dorenavant, Du demourant Te chaille poy.

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