‹ Poésies éditéesChapitre 56 sur 183 · RONDEAUX, CLXX, I — CLXXIV · texte numérisé non relu

RONDEAUX, CLXX, I — CLXXIV

Et quant on s’aquitte Plus de l’amender,

Pis la voy ouvrer;

C'est chose maudite,

Faulcete {confite !] 13 L fauldroit faire l’arquemie, [p. 360]

Qui vouldroit forger Fauceté Tant qu’elle devint Loyauté, Quant en malice est endurcie ! 4

C’est rompre sa teste en folie, Et temps perdre en oysiveté.

11 fauldroit [faire l’arquemie, Qui vouldroit forger Fauceté.] 8

Plus avant qu’on y estudie, Et meins y congnoit on seurté, Car de faire de mal bonté L'un a l’autre est trop contrarie.

I faudroit [faire l’arquemie.] ty N changeant mes appetiz, [p. 361]

Je suis tout saoul de blanc pain, Et de menger meurs de fain D un fres et nouveau pain bis. 4

CHARLES D'ORLÉANS

À mon gré, ce pain faitiz Est ung mourceau souverain.

En changeant [mes appetiz,

Je suis tout saoul de blanc pain.]

S'il en fust a mon devis, Plus tost anuyt que demain J'en eusse mon vouloir plain, Car grant desir m’en est pris, En changeant [mes appetiz.!

De Fredet.

our mectre a fin la grant doleur Que par trop amer je reçoy, Secourez moi ; Las ! ou autrement, sur ma foy, Mes jours n'auront pas grant longueur.

Car si trestourmenté je suis De tant d'ennuys Qui sans cesser me courent seure,

Que je n’ay bons jours, bonnes huys, Et si ne puis, Trouver, fors vous, qui me sequeure.

A ydez a vostre serviteur, Qui est mieulx pris que par le doÿ, Ou mort me vo, Se ne montrez brief, savez quoy ?

Que vous ayez mon fait a cueur, Pour mectre {a fin la grant doleur.]

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