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POÉSIES DIVERSES

9e. édition.

LES TROYENNES

LES TROYENNES

CANTATE

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♦ Euripide.

A-ux bords du Simoïs , les Troyennes captives Ensemble rappelaient, par des hymnes pieux,

De leurs félicités les heures fugitives ,

Et le deuil sur le front, les larmes dans les yeux , Adressaient de leurs voix plaintives Aux restes d’Ilion ces éternels adieux :

CHOEUR

D’un peuple d’exilés déplorable patrie ,

Ton empire n’est plus , et ta gloire est flétrie.

UNE TROYENNE.-

Des rois voisins puissant recours ,

LES TROYENNES

Que de fois Uion s’arma pour leur défense !

D’un peuple heureux l’innombrable concours S’agitait dans les murs de cette ville immense :

Ses tours bravaient des ans les progrès destructeurs , Et , fondés par les dieux , ses temples magnifiques Touchaient de leurs voûtes antiques Au séjour de leurs fondateurs.

UNE TROYENNE

Cinquante fils , l’honneur de Troie ,

Assis au banquet paternel ,

Environnaient Priam de splendeur et de joie ; Heureux père, il croyait son bonheur éternel!

UNE AUTRE

Royal espoir de ta famille ,

Hector, tu prends le bouclier,

Sur ton sein la cuirasse brille,

Le 1er couvre ton front guerrier.

Aux yeux d’Hécube, qui frissonne,

Dans les jeux obtiens la couronne ,

Pour en couvrir ses cheveux blancs;

Du ciel allumant la colère ,

CANTATE

Déjà le crime de ton frère T’apprête des jeux plus sanglans.

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