‹ Poésies et œuvres diverses du chevalier Antoine BertinChapitre 13 sur 85 · Idem, liv. II, élégie m · texte numérisé non relu

Idem, liv. II, élégie m

Et les œuvres de Berlin, xxix

Vamie, et Von rencontre seulement le plaisir, en croyant suivre les traces de P Amour :

Après quatre ans entiers d'erreurs et d'inconstance : Vous qui m'avez trahi, vous réclamez ma foi!

Il n'est plus temps : une autre a ma tendresse , Et m'a fait oublier votre injuste rigueur...

L'amour ne renoît point, il est mort entre nous. Mais le nœud qui nous reste est encore assez doux; A l'amour qui n'est plus l'amitié doit survivre^.

C'est le troisième et dernier acte, et la toile tombe, le plus souvent, sur un mariage, AU's well that ends well, dirait Shakspeare. Ce fut le cas de Beriin, mais triste mariage, comme on le verra, et auquel V époux, qui n*en eut que le nom, devait survivre quelques jours, quelques heures à peine.

Quelle fut cette Eucharis qui alluma le premier feu de la passion dans le coeur de Bertin, et dont le nom remplit seul les deux premiers livres des Amours? Boissonade, qui avait connu plusieurs des amis de Bertin encore survivants, a levé un coin du voile qui couvre le véritable personnage et Eucharis; voici ce qu'il écrivait en 1824, dans la notice placée en tête de son édition des Œuvres de notre poète : < Noîis ne savons pas quelle est cette Catilie; mais nous pourrions dire le véritable nom d' Eucharis; nous, le tenons de deux personnes fort instruites de l'histoire scandaleuse de cette époque, Eucharis était une créole mariée à un armateur de B,,., et soeur de trois femmes qui avaient alors quelque réputation d'agréments

Page 1