I. Les Amours, Irv. III, élégie ii
xxxvi Notice sur Iç, vie
Ailleurs il fait l'éloge de son « maintien modeste >, de son « cœur simple et naif^, de ses yeux % pleins de douceur ». Las des amours enfièvres, Berlin, on le voit, se complaît dans des amours plus paisibles. C'était croire au calme éternel de la mer. Malgré ces débuts tranquilles, cette nouvelle passion eut aussi ses orages,' les douleurs : l'absence d'abord ^, — « l'absence est le plus grand des maux T^, a dit La Fontaine, — puis, hélas/ le mariage de Catilie qui, aux libres promenades dans les bois de Vincennes ^,fait succéder les rares et fur tifs rendez-vous.
C'est au milieu de ces plaisirs et de ces peines, mêlés à quelques studieux loisirs sous les ombrages de Feuillancour, à ses obligations de service à la cour, à divers séjours en Bourgogne, en Poitou et en Saintonge, à Anet, chez le duc de Penihièvre, au château de Branay et à celui d'Armainvilliers^, queBertin, qui, dès l^^ 2, fournissait chaque année des vers à TAlmanach des Muses, et qui, en 1777, avait fait paraître ce charmant Voyage de Bourgogne, oie il se montre l'émule de Chapelle, prit rang parmi les maîtres de la poésie légère, en publiant en 1780 les Amours. Voici en quels termes le Mercure