I. Les Amours, liv. III^ élégie xx
Et les aùvres- de Brrtin. y
J'irai, j'irai sous le. toit de mes pères; J'irai revoir mes pénates chéris.
...... .Où sont les matelots?
Venez, montez, et sillonnez les flots, Au doux zéphyr abandonnez la voile, £t de Vénus interrogeons l'étoile...
Je vous revois, palais simple et. rustique.
De mon berceau dépositaire antique !
O doux moment à mon cœur éperdu !
Je vous revois *.
Quelle sorte dUducaiion reçtU le jeune Bertin pendant les net^ années qu'il vécut à l'île Bourbon f Celle sans doute qui était commune à tous les habitants de cette colonie, et dont Bernardin de Saint-Pierre, qui visita l'île de France en 176g, nous a mis à même de nous faire une idée fort exacte, La nature y tenait beaucoup plus de place que la civilisation, < Les femmes, dit l'auteur de Paul et Virginie, y aiment passionnément leurs enfants, A peine sont-ils nés qu'ils courent tout nus dans la maison : jamais de maillot; on les baigne souvent; ils mangent des fruits à discrétion; point et étude, point de chagrin : en peu de temps, ils deviennent forts et robustes. Le tempérament s'y développe de bonne heure dans les deux sexes. Cette éducation, qui se rapproche de la nature, leur en laisse toute l'ignorance, > Cette vie de liberté, sous un ciel splendide, au milieu d'une végétation luxuriante, fut aussi celle de Bertin, pendant ses années dt enfance. Lui-même nous parle de « ses premiers pas sur le sable du rivage ^ >, et bien qu'il ait quitté, irès