lbid,y liv. III, élégie xi
XL Notice sur la vie
La guerre de V indépendance américaine ^ à laquelle il semble avoir pris part, et oit il gagna sans doute sa croix de Saint-Louis, était ventu faire une glorieuse diversion à des plaisirs funestes et à cette oisiveté de la vie militaire gui lui pesait ^, comme elle devait peser plus tard à André Chénier et à Alfred de Vigny, H avait clos le livre des Amours sur cette belliqueuse apostrophe :
Levons-nous, il est temps : qu'on m'apporte mes armes ; Amoiu*, perfide Amoiu*, je renonce à tes charmes. C'en est fait : l'honneur parle, et je vole aux combats *.
Mais, de retour en France, le monde, les plaisirs l'avaient bientôt repris tout entier, et nous le voyons obligé défaire un voyage aux Pyrénées pour y soigner sa santé compromise, Cest de Coûter ets qu'il écrivait à un ami: < Je semhlois condamné à ne plus vous écrire que des rives du Cocyte, Les dernières lignes que fat dictées pour vous, avant mon départ, vous annonçoient que f étais mourant; vous jugerez par cette longue épiire que je suis plus qt/à demi ressuscité '. » Cette lettre était adressée au frère de Parny, de ce Parny pour lequel son amitié ne tétait jamais démentie, et qui lui inspira peut-être le sentiment le plus durable que son coeur ait éprouvé. Ni les rivalités du monde ni les rivalités littéraires ne trou-