I. Épilogue
XLii Notice sur la vie
dans son cœur ou dans les anciens, ces peintres admirables de la nature ^. »
Jeufu, en possession et une brillante renommée, — mais hélas! diy'à atteint dans sa santé, — Bertin se promettait un long et paisible bonheur dans une union avec une jeune créole de Saint-Domingue, rencontrée à Paris, peut-être dans ce salon choisi oit V aimable comtesse de Castellane réunissait ses compatriotes. Le sort en décida autrement. Parti, à la fin de 1789, pour cette île oit l'avait devancé sajiancée, il y était arrivé vers le commencement de 1790. Deux jours avant le mariage, qui devait avoir Heu à la fin de juin, il tomha tout à coup malade. Il demanda cependant que rien ne fut remis. Mais le mal ne fit qu'empirer. Voici comment Ginguené, qui tenait ses renseignements des contemporains de Bertin et probablement de Parny lui-même, avec lequelil étaitfort lié, raconte ses derniers moments^ :< Il éprouvait quelques accès de fièvre et une douleur à l'estomac, avec un peu de toux. On crut que c'était un rhume. Le jour du mariage arrivé, le malade demanda qu'il se fît dans sa chambre; mais, à peine eut-il prononcé le oui ctutu voix très faible, qu'il s'évanouit. Quand il reprit connaissance, il avait une très forte fièvre et fut pris de nouveaux vomissements. Le septième accès fut accompagné de convulsions et d'un évanouissement très prolongé ; on le crut mort, et on éloigna sa jeune épouse. Au bout de quarante-huit heures, ses yeux se rouvrirent, mais ses idées ne revinrent pas. Il mourut le dix-septième jour, le "^o juin 1790^ dans l'habitation