‹ Poésies et œuvres diverses du chevalier Antoine BertinChapitre 5 sur 85 · I. Épitre à M, Des Forges-Boucher, a. Épilogue · texte numérisé non relu

I. Épitre à M, Des Forges-Boucher, a. Épilogue

XII Notice sur la pie

de Virgile et du Dulcia linqùimus anra du chantre de ManUnu, Bertin, dont la famiUe était atteinte par des revers de fortune, semble bien exprimer un sentiment personnel quand il dit :

Champs toujours plus aimés, jardins délicieux, Vénérables ormeaux qu'ont plantés mes aïeux, Pour la dernière fois recevez votre maître... O bois hospitaliers, mes rêveuses douleurs N'ont pas longtemps, hélas ! à jouir de votre ombre... Témoins de mes plaisirs dans des temps plus heureux , Vous passerez bientôt en des mains étrangères : Beaux lieux, il faut vous perdre...

Je ne vous verrai plus, mes pénates chéris, Vous qui me consoliez du fracas de Paris...

Je n'ai plus, désormais étranger dans la France, De retraite où chanter, ni d'asile où mourir... Tout s'est évanoui. Trésors, gloire, splendeur, • Tout a fui tel qu'un songe à l'aspect de l'aurore, Ou qu'im brouillard léger qui dans l'air s'évapore K

A en juger par les voyages qu'il faisait tous les ans en Angoumois et en Poitou^, il paraît probable que dàs affections de famille le ramenaient souvent vers ces contrées» Comme son ami Evariste Pamy, sorti de l'École militaire en 1773, Bertin, qui, lui aussi, se destinait au métier des armes, dut vers la même époque, et mime un peu auparavant, entrer au service du roi, oit nous le retrouvons plus tard lieutenant, puis capitaine au 4* régiment de chasseurs à cheval, qui avait pour maître de

!• Les Amowrs^ liv. III, élégie xx.

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