‹ Poésies et œuvres diverses du chevalier Antoine BertinChapitre 7 sur 85 · I. Épilogue · texte numérisé non relu

I. Épilogue

xvi Notice sur la çie

Anet, Bertin dut rencontrer Fhrian, de trois ans seulement plus jeune que lui, et dont la Galatée (1785) suivit de près la publication des Amours. Le suffrage du plus redoutable des critiques de cette époque, de La Harpe, ne lui fit pas même défaut. Ces sympathies, ces amitiés touchèrent plus encore le coeur aimant de Bertin qu'elles ne flattèrent sa vanité, et c'est moins l'orgueil du poète que la sensibilité de Vami qui respire dans les vers suivants :

Tout Paphos applaudit aux accords de ma lyre.

Et sans être fameux , mon nom courut partout.

Je vis à mes accents les dieux même sourire.

Plus d'un héros m'aimoit et daigna me Técrire.

La Harpe m'estimoit : cet oracle du goût,

Qui sut le mieux donner, par leur juste mesure,

Du prix à la louange et même à la censure,

M'aborda quelquefois en répétant mes airs.

Delille, dans Marly, me récitoit les vers

Où de ce lieu charmant il vante les prodiges :

Ses vers qu'il marioit au murmure des eaux,

Au doux bruit des forêts, au doux chant des oiseaux,

Beaux lieux, étoient alors vos plus heureux prestiges ^ !

Parmi les écrivains de cette époque que Bertin dut certainement fréquenter, il faut compter Chahanon, membre de l'Académie française et de f Académie des inscriptions, né en 1730 ^ Saint-Domingue, et qui, tout à la fins écrivain et violoniste, faisait des tragédies médiocres, mais fondait d* excellents concerts connus sous le nom de Concerts des Amateurs, oit se réunissait la société la plus brillante. Si son nom ne figure pas dans les poésies de

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