I. Les Amours, liv. III^ élégie xix
a. Id,, liv. III; élégie xxi. Telle est aussi l'opinion de Boissonade.
Ei les auprès de Beriin, xix
Qu'un la console des soupirs Que coûte quelquefois la grandeur souveraine <.
Jeune, passionné pour les plaisirs, Bertin ne pouvait être mieux placé qu'auprès de cet aimable frère de Louis XVI, qui s'abandonnait alors à toute la fougue de sa jeunesse. Il y a plus que le sentiment d'un devoir de cour accompli dans ces lignes qu'il écrivait à Pamy, en s'excusant de ne l'avoir pas été retrouver chez un ami, habitant d'un château des bords de la Marne, et en lui annonçant la maladie du comte d'Artois, qui Va retenu :
< Il m'a été impossible <t abandonner Versailles; il m'a été impossible de m'éloigner de mon prince^ qui nous est encore plus cher depuis que nous avons tremblé pour ses fours.
« Ce demi-dieu convalescent,
Paré des grâces du bel âge,
Dans sa foiblesse intéressant Ressemble au lis couché, qui lève, après Forage, Un front plus radieux dans un ciel sans nuage, Et se balance au gré d'un zéphyr caressant.
Qui n'aimeroit mon maître, au pied même du trône , Dédaignant l'appareil qui fait la majesté,
Et rassurant par sa bonté Ceux que trouble, à ses yeux, l'éclat qui l'environne * ? »
C'était l'usage parmi les princes du sang (Savoir auprès de leur personne un homme de lettres attitré, qui était pour eux comme un surintendant des plaisirs de l'esprit: le comte de Clermont eut Moncrif; le prince de