SCÈNE IX
Les Mêmes; BARBERIN.
Mme DE VERNEUTL. Ma chère Valérie, je vous présente...
Vous pouvez, ma cousine, vous dispenser d'achever la phrase de rigueur... (A madame de Valdaunaie.) Ma charmante compagne de voyage me permettra-t-elle ?...
M>«e DE VERNEUIL.
Comment, vous avez voyagé ensemble? (A Barberin.) Décidément, vous avez bien fait de changer votre itinéraire : deux monstres de moins, une jolie femme de plus, il n'y avait pas à hésiter. (A madame de Valdaunaie.) Puisqu'il en est ainsi, je ne vous ferai pas rénumération...
De mes qualités?... C'est parfaitement inutile : j'en ai trop peu pour ne pas les montrer dès le premier jour.
M^ DE VERNEUIL
Mais qui vous dit qu'il soit question de votre mérite?
Vous voulez parler de mes défauts... cela est égale-
2oo mxNp.Ks DF ni. or Bernard.
meut .superflu... J'ai trop de franchise pour rien <lissiînuler; et vingt-quatre heures que j'ai eu le bonheur de passer près de madame, ont suffi, j'en suis sûr, pour me montrer à elle tel que je suis.
LANDRY, entrant par le fond.
Je viens prévenir madame que plusieurs personnes entrent au salon.
M^ de YERNEUIL.
Vous permettez...
Elle se lève et va au-devant des invités.) BARBERIX, à madame de Valdaunaie.
J'espère, madame, que vous vous rappelerez la promesse...
Vfme DE YERNELTL, rentrant et amenant une dame. Ma chère Valérie, je vous présente...
Mme DE VALDAUNAIE.
Que vois-je ! madame de Sacy...
(Elle va causer avec elle un peu dans le fond.)
BARBERIN, à part.
Quel ennui qu'un salon... parlez-moi d'un coupé... là,
du moins j'avais le monopole de la conversation.
'Il passe tin eâté du théâtre opposé à celai <>ù reste madame de Valdaunaie, el se Ironrç en face de Gaerland, qui est entré par h: fond.)
MADAME DE VALDAUNAIE. 2 ( » 1