‹ Poésies et théâtreChapitre 80 sur 86 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

BARBERIN, seul.

Elle m'enferme, ma foi ! et à double tour ! je ne m'attendais pas à être pris au mot. Pauvre Valérie ! un rien l'effraie, un rien la rassure... la voilà tranquille, parce que, au risque de la compromettre, je passe la nuit ici ; et demain elle me rendra la liberté, sans se douter qu'une heure après !..J'ai eu quelques affaires dans ma vie; mais

MADAME DE VALDAUNAIE 2 97

aucune qui m'ait fait éprouver une émotion aussi désagréable.

Air : Tai vu partout dans mesvogages.

La veille de mon mariage,

Me battre en duel, c'est trop fort !

Sans qu'on accuse mon courage,

J'ai droit de maudire le sort;

Avec moi vraiment il a tort.

Dans une occasion pareille,

N'eût-il pas été plus humain

D'envoyer le bonheur la veille.

Et le duel le lendemain ?

(On ouvre.)

Elle rentre déjà.

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