LK MATIN SOUS LE TROPIQUE
LIî MATIN SOUS LE TROPIQUE
Au lover du soleil j'étais dans la savane,
L'aubo resplendissait, cette aube diaphane,
Dont l'azur a percé les transparents roseaux,
Cette aube qui réveille et l'homme et les oiseaux ;
Qui sème de reflets, perles étincelantes,
La grande mer Antille, aux vagues scintillantes.
Le frais matin sur l'herbe avait semé ses pleurs,
Et le svelte oiseau-mouche, aux splcndides couleurs,
Avec son petit bec, aussi fin qu'une aiguille,
Vient ravir le nectar a chaque fleur qui brille.
Chaque feuille a senti le zéphyr matinal ;
Chaque poissdh frémit dans un flot de cristal ;
L'air est plein de chansons, et la mer de murmures;
Aux branches des manguiers pendant les mangues mures;
SO PI.KURS DES ANTIM,FS
La goyave odorante, aux rayons du soleil, À pris, pour s'embellir, son vêtement vermeil, Où l'insecte et l'oisoau vont becqueter et mordre, La nature déploio un éclatant désordre, Ici s'arrondissait un morne a Phorlzon, Avec ses cocotiers, sa pente de gazon, Kt la, c'est un palmiste, avec sa fière tete, Qui menace la nue et brave la tempête:
Plus haut, c'est la montagne avec son noir volcan : Son sommet est auciol, son pied, dans l'Océan ; La montagne reluit de lumières et d'ombres, D'arbres éblouissants et de ravines sombres ; Un champ do cannes brille, on sa parure d'or, Un bourg peuplé s'éveille et sourît sur le bord, Où la mer se découpe en des anses profondes, lin des caps anguleux qui refoulent ses ondes. Tout parait inégal, l'harmonie est dans tout! La vie a débordé ; l'ardente sève bout, Et ce riche tableau que la nature étale, Éclate aux feux pourprés de l'aube matinalo l
llet U Coiso», mal 18C0.
I/OISKÀU-MOUCHE
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L'OISEÀU-MOUCHE