LA PETITE RAVINE
LA PKTITB RAVINE
Le sommet dos montagnes Brille de ia> ^ns d'or :
Tout s'éveille aux campagnes, Où le soir tout s'endort.
Le bananier secoue Sa feuille 'de satin, Sa feuille où îuitetjoue La perle du matin.
Les bœufs aux longues cornes, Paissent l'herbe et la fleur; Sur le penchant des mornes, Descend le travailleur.
PLEURS DE* ANTILLES
Je vois là verto mousse Qui crott sur un vieux tronc Oh ! quelle fraîcheur douce À caressé mon front!
Bile vient de la source Qui rafraîchit les champs; Abordons, dans sa course, La ravine aux doux chants,
Sur les cimes hautaines, C'est un fougueux torrent ; On la voit, dans les plaines, Courir en murmurant.
Le bruit de la cascade, Qui mugit dans ses bonds, Se change en sérénade Sur un lit do gazons.
Traversons la savane Où croit le framboisier ;
La petite liane
L'unit au goyavier.
Ah \ voici la ravine...
Je veux entendre et voir. . , Une herbe verte et fine M'invitait à m'asseoir.
LA PRTITti RAVINB
J*entends son doux murmure, Je vois son lit d'argent, Et la goyavo mûre.
Sur ses eaux voyageant.
Dans sa brillante écume L'oiseau boit au réveil, Et, secouant sa plume, Va chercher lo soleil.
Un parfum de cannelle Vient embaumer son cours; Tout près, la tourtorelîe Roucoule ses amours.
Les petites fougères, Au souffle matinal, De leurs branches légères, Caressent son cristal.
Dans son onde propice, Quelle riche moisson ! On pèche Fée revisse, On cueille le cresson.
Une jeune Africaine, Les pieds dans le courant, Entre ses mains d'ébène, Presse son linge blanc.
FLEURS DES ANTILLES
Ce ciel que tu reflètes, Bello source, en tes eaux, C'est le ciel des poètes,
Et des brillants oiseaux . 1
Mon œil va de ton onde A ce clair firmament,
Miroir du nouveau monde, 1 Splendide vêtement!
Mais toujours me rappelle Ta voix, refrain si doux.., Et mon réve avec el le Se perd dans les bambous ! . . .
Guadeloupe, Camp JacobJuHlf M$60 « j