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LE POISSON- VOLANT

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LE POISSON-VOLÂNÏ

Petit poisson, combien est rude

Ton triste sort i Toujours te suit l'inquiétude,

Dans ton essor, '

Pourtant Dieu te donna des ailes,

Comme aux oiseaux;

Tu* fends tour à tour avec elles

L'air et les eaux,

Es*tu le produit de doux races?

Sous Veau, dans Pair, Te poursuivent poissons voraces,

Oiseaux de mer,

PLEURS DES ANTILLtS

Sous Tonde luit un monstre étrange...

Dans ce danger, Ta nageoire en aile se change»

Pour voltiger.

Mais l'alcyon aux plumes noires,

Hase le flot. . .

Tes ailes deviennent nageoires»

Pour fuir sous Peau.

Soudain la Daurade étincelle,

Et te poursuit; Mais le requin court après elle,

Et la détruit.

Tu vois engloutir sans le plaindre,

Ton ravisseur ; Mais pour toi-même, il te faut craindre

Ton défenseur.

Poissons, rien ne satisfait guère

Vos appétits ; Toi, pour vivre, tu fais la guerre

Aux plus petits.

Au sein de ces profonds abîmes,

Sous ce miroir, Chaque Instant compte des victimes

Qu'on ne peut voir,

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