‹ PoésiesChapitre 35 sur 189 · La Fontaine. A. Giienieu · texte numérisé non relu

La Fontaine. A. Giienieu

Que pour nos rebelles courages Les dieux nous avoient envoyés.

A ce coup iront en fumée

Les vœux que faisoient nos mutins ,

En leur ame encore affamée

De massacres et de butins.

Nos doutes seront éclaircies ,

Et mentiront les prophéties

De tous ces visages pâlis ,

De qui le cerveau s'alambique

A cbercher l'an climatérique

De l'éternelle fleur de lis.

Aujourd'hui nous est amenée Cette princesse , que la foi D'un saint et loyal byménée Destine au lit de notre roi.

La voici, la belle Marie, Belle merveille d'Étrurie, Qui fait confesser au soleil , Quoi que l'âge passé raconte, Que du ciel, depuis qu'il y monte, Ne vint jamais rien de pareil

Telle n'est point la Cytbérée, Quand, d'un nouveau feu s'allumant , Elle sort pompeuse et parée Pour la conquête d'un amant :

Telle ne luit en sa carrière

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