La Fontaine. A. Giienieu
Que pour nos rebelles courages Les dieux nous avoient envoyés.
A ce coup iront en fumée
Les vœux que faisoient nos mutins ,
En leur ame encore affamée
De massacres et de butins.
Nos doutes seront éclaircies ,
Et mentiront les prophéties
De tous ces visages pâlis ,
De qui le cerveau s'alambique
A cbercher l'an climatérique
De l'éternelle fleur de lis.
Aujourd'hui nous est amenée Cette princesse , que la foi D'un saint et loyal byménée Destine au lit de notre roi.
La voici, la belle Marie, Belle merveille d'Étrurie, Qui fait confesser au soleil , Quoi que l'âge passé raconte, Que du ciel, depuis qu'il y monte, Ne vint jamais rien de pareil
Telle n'est point la Cytbérée, Quand, d'un nouveau feu s'allumant , Elle sort pompeuse et parée Pour la conquête d'un amant :
Telle ne luit en sa carrière