‹ PoésiesChapitre 91 sur 189 · AU MOIS DE JANVIER · texte numérisé non relu

AU MOIS DE JANVIER

Quoi donc! c'est un arrêt qui n'épargne personne, Que rien n'est ici-bas heureux parfaitement, Et qu'on ne peut au monde avoir contentement, Qu'un funeste malheur aussitôt n'empoisonne?

Dieux, à qui nous devons ce miracle des rois, Qui du bruit de sa gloire et de ses justes lois Invite à l'adorer tous les yeux de la terre;

Puisque seul, après vous, il est notre soutien, Quelques malheureux fruits que produise la guerre, N'ayons jamais la paix , et qu'il se porte bien !

La santé de mon prince en la guerre étoit bonne, Jl vivoit aux combats comme en son élément ; Depuis que dans la paix il règne absolument, Tous les jours la douleur quelque atteinte lui donne.

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