‹ PoésiesChapitre 97 sur 189 · ALCANDRE PLAINT LA CAPTIVITE DE SA MAÎTRESSE · texte numérisé non relu

ALCANDRE PLAINT LA CAPTIVITE DE SA MAÎTRESSE

Que d'épines, Amour, accompagnent tes roses! Que d'une aveugle erreur tu laisses toutes choses

A la merci du Sort!

Qu'en tes prospérités à bon droit on soupire, Et qu'il est malaisé de vivre en ton empire,

Sans désirer la mort !

Je sers, je le confesse, une jeune merveille, En rares qualités à nulle autre pareille,

Seule semblable à soi ; Et, sans faire le vain, mon aventure est telle, Que de la même ardeur que je brûle pour elle,

Elle brûle pour moi.

Mais parmi tout cet heur, ô dure Destinée !

Que de tragiques soins , comme oiseaux de Phinée ' ,

Page 1